Emploi

L’AFEM met l’IA au cœur de son plan d’action

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L’Association des femmes chefs d’entreprise du Maroc (AFEM) a célébré la journée du 8 mars sous le signe de l’Intelligence Artificielle (IA).

La conférence-débat, qui a été organisée en partenariat avec la Chambre allemande de commerce et d’industrie au Maroc, a été placée sous la thématique : Entrepreneuriat féminin et IA : redessiner les frontières du possible. En anticipant les deadlines compte tenu d’un environnement de plus en plus digitalisé, les membres de l’association avaient déjà lancé le programme « She Impulse » pour déployer les actions favorables à une croissance inclusive et durable. Le sujet de l’intelligence artificielle devient une question importante, introduira Abdellatif Miraoui, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation. «Les femmes sont beaucoup plus volontaires mais le pouvoir se prend, il ne se donne pas. Et c’est ce que les femmes doivent faire», poursuivra-t-il. Le ministre emploiera les mots forts pour signaler le virage à droite qu’est entrain d’opérer le monde et que devront emprunter les chefs d’entreprises du monde entier pour rester dans la course. «L’intelligence artificielle n’est pas une mode ou un réseau social mais un tsunami», déclara-t-il. La redistribution des cartes dans le monde est plus que d’actualité. « Et le Maroc a la chance d’avoir une jeunesse qui s’intéresse et s’oriente dans ce domaine précisément ». Le ministre poursuivra son analyse devant une audience de femmes entrepreneures d’horizons différents mais toutes concernées par les enjeux de l’IA.
C’est bien d’ailleurs pourquoi cette matière a été intégrée dans tous les domaines d’enseignement. Des certificats existent désormais grâce à des coachs. L’accès étant libre. M Miraoui ira plus loin pour affirmer que le diplôme est nécessaire mais pas suffisant. Aujourd’hui, il s’agit pour la femme ou l’homme d’ailleurs d’atteindre des critères de résilience, d’adaptabilité et d’agilité. Et le fait que bien des fois, la jeunesse est issue d’un milieu pauvre, ces qualités lui permettent d’acquérir une certaine confiance nécessaire pour réussir à gravir les échelons dans le monde professionnel. L’orientation du débat est générale certes, mais la femme entrepreneure doit trouver sa place dans ce nouvel écosystème. Et le fait que les jeunes filles s’orientent moins que les garçons vers des filières où l’intelligence artificielle est une spécialisation à part entière, il faut remédier à cela pour ne pas répéter les erreurs faites dans le passé en matière d’égalité des genre.
Les dés sont lancés. Et le partenariat avec la Chambre allemande de commerce et d’industrie au Maroc permettra de concrétiser les actions nécessaires pour donner aux membres de l’AFEM davantage d’outils pour se positionner plus efficacement dans le business. Robert Dölger, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne, a déclaré de son côté que l’égalité des genres est une nécessité. Il a confirmé l’engagement du gouvernement allemand à travailler dans ce sens avec les différentes parties marocaines concernées. Et l’entente entre l’Association des femmes chefs d’entreprises et la Chambre allemande de commerce et d’industrie au Maroc en est un parfait témoignage. Les dés sont jetés.

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