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Les talents marocains sont aussi concernés

C’est ce qu’il ressort de la dernière enquête réalisée par le Syntec (regroupant les acteurs de la profession conseil) et décryptée par les 3 journalistes Marion-Simon Rainaud, Chloé Marriault et Julia Lemarchand sur les colonnes des Echos Start le 28 novembre dernier.

«Comment garder leurs ressources ?» est devenu le casse-tête chinois des cabinets conseil en stratégie en France. Le lien avec le Maroc est direct quand on sait que les étudiants marocains qui se sont distingués et ont choisi la voie royale des classes préparatoires (et ils sont nombreux même s’i l n’a pas de statistiques disponibles) atterrissent presque naturellement dans un des grands cabinets conseils de l’hexagone. Aujourd’hui, l’Hémorragie des départs est quantifiable. Selon la même source, «chaque année, 25% des consultants quittent leur poste». La surcharge de travail, le stress, la rigidité des tâches, une hiérarchie trop verticale en seraient les principales causes. Les résultats de l’enquête font état déjà de l’âge moyen des salariés du conseil, à savoir 30,8 ans. Plus, 81% des effectifs ont moins de 35 ans.
D’après le rapport de Syntec conseil, «les jeunes sont le carburant de ce secteur dont la masse salariale a doublé en dix ans et dont le chiffre d’affaires en 2021 avoisinait les 8 milliards d’euros (soit +12% par rapport à 2020)». Mais Sami Rahal, le président de la Fédération française des firmes pluridisciplinaires (F3P) qui regroupe sept cabinets (BDO, Deloitte, EY, Grant Thornton, KPMG, Mazars et PwC), est catégorique dans sa déclaration sur les Echos : «Aujourd’hui, l’enjeu est de faire rester les jeunes talents. On les perd un peu trop tôt à notre goût !» Le verdict est tombé. «Chaque année, un quart des effectifs quitte son poste, d’après les dernières estimations du Syntec». La charge de travail peut atteindre 23 heures en période de pic au bureau, ont rapporté des jeunes consultants audit média. Le deal ayant été clarifié dès le départ cela dit bien des fois par les recruteurs… Ce qui est certain, c’est que la tension est réelle. Logés à la même enseigne, les jeunes consultants marocains ont soit pris le pli, soit se mettent à leur propre compte ou changent carrément de voie. Certains ayant suivi des cursus d’excellence n’arrivent cependant plus à se mettre des limites lors de leur passage en cabinet conseil. Le risque de burn out est grand… C’est le cas de bien des étudiants, marocains y compris, qui continuent à carburer au café et à la nicotine à n’en plus finir… Résultat des courses : le nombre de jours maladie a grimpé chez cette population. Caroline Mannucci-Strauss, consultante en RH en free-lance depuis deux ans, après une carrière chez EY, Bluestone et Simon-Kucher & Partners confirme la tendance à l’équipe des Echos. « Combien sont venus pleurer dans mon bureau… Le monde du conseil est une formidable école du monde des entreprises, c’est aussi une machine à fabriquer des burn-out ! »

Chaque année, un quart des effectifs quitte son poste, d’après les dernières estimations du Syntec. La charge de travail peut atteindre 23 heures en période de pic au bureau, ont rapporté des jeunes consultants audit média.

Tout est dit. Ou presque. D’après l’analyse du bilan social de 2021, « le nombre de jours d’arrêt maladie supérieur à six mois a été multiplié par 2,5 en quatre ans au sein des équipes d’EY ».

C’est le titre de la boite
S’installer à son propre compte, la nouvelle tendance…
Statut.  En France s’installer à son propre compte est devenu la tendance des jeunes qui se sont investis dans le consulting mais qui n’arrivent plus à suivre le rythme effréné des missions confiées par l’employeur. Suivant la même logique les jeunes recrues marocaines font de même surtout chez les meilleurs profils. Selon l’enquête réalisée ci-dessus, des exemples ont été cités. D’une manière générale, les consultants qui veulent s’éloigner de la pression du salariat en cabinet de consulting adoptent aussi le free-lance en nouant des partenariats avec des clients viables. La tendance est là. Le télétravail est rentré aussi dans le management moderne et accélère les processus de mobilité ou de délocalisation. Les étudiants marocains l’ont compris. Nombreux sont ceux qui après avoir capitaliser sur une expérience probante suivent cette voie. Les filets sociaux existent en France. Le risque de précarité est moins élevé qu’au Maroc.

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