Marché de l’emploi : Les jeunes diplômés devront attendre de meilleurs jours…

Marché de l’emploi  : Les jeunes diplômés devront attendre de meilleurs jours…

La crise économique due à la pandémie a impacté directement les recrutements.

Et surtout ceux des jeunes diplômés. Les entreprises qui étaient auparavant pourvoyeuses d’emplois pour cette cible, notamment celles évoluant dans l’outsourcing, les centres d’appels, le e-commerce, ont dû revoir leurs prévisions à la baisse. Ici comme ailleurs d’ailleurs, certaines entreprises ont même gelé leur budget de recrutement. Les résultats du HCP l’attestent. Une lueur d’espoir, cela dit, pourrait être palpable dans l’analyse de la dernière tendance ressortie dans les statistiques du portail ReKrute.com… Si on s’en tient aux recoupements des résultats, il semblerait que la crise ait créé des emplois dans des domaines où le levier de changement serait favorable à la relance. Selon les auteurs de l’enquête de ReKrute.com, «67% des dirigeants déclareraient recruter soit pour des postes existants, soit de nouveaux postes».

L’échantillon annoncerait une reprise du marché de l’emploi. Il est clair que le changement de paradigme devra créer une nouvelle manière de travailler, de nouvelles opportunités, mais fera appel à des profils différents dans certains domaines. La transformation des entreprises qui a été enclenchée déjà il y a quelques années s’impose ipso facto avec la pandémie. Le télétravail a prouvé que l’efficacité et la performance ne sont pas forcément dans le déplacement des équipes. Mesurables par l’atteinte des objectifs, certains secteurs se sont retrouvés dans ce mode de travail, d’autres non compte tenu de la nature de l’activité. Mais ce qui est certain c’est que les directions des ressources humaines et générales jongleront entre les modèles classique et new life (télétravail) en attendant d’y voir plus clair. Les recrutements en eux-mêmes se sont déroulés selon les résultats de l’enquête à distance compte tenu de la situation. «54% d’entre 114 dirigeants interviewés auraient confirmé en effet avoir totalement intégré les entretiens numériques, à savoir les entrevues vidéo.

De plus, 50% des recruteurs attestent que leur processus est plus efficace grâce aux nouvelles méthodes introduites, à savoir les tests numériques, les entretiens vidéo…. En effet, les recruteurs ont eu des difficultés à adapter leur processus de recrutement à cause de la crise sanitaire, mais la numérisation du processus leur a permis de maintenir les recrutements et garantir la qualité des candidatures». Il est clair que les statistiques publiées par le HCP font état d’un bilan global moins rose (lire encadré ci-dessous)… «Le marché du travail aurait connu sur l’ensemble de l’année écoulée des pertes d’emploi qui auraient atteint 531.000 postes». La réalité est amère. L’enquête de ReKrute.com repose surtout sur des chiffres émanant d’entreprises référencées qui ont l’habitude de recruter et passer par le portail…

De nombreux témoignages de jeunes diplômés et même de l’étranger rappellent en effet que le recrutement n’est plus d’actualité. La difficulté est dans la non visibilité et la priorité à garantir déjà le paiement des salaires déjà versés ainsi que les autres charges fixes afférentes à l’exploitation générale de l’entreprise. C’est le cas d’Amine A., fraîchement diplômé d’une université londonienne. Malgré son profil très honorable, aucun recrutement en vue… Face à la réalité, il se résignera à aller poursuivre ses études en attendant des jours meilleurs. Les exemples parmi les jeunes lauréats sont nombreux. Le marché actuel de l’emploi ne pourra pas leur garantir une quelconque visibilité. Yasmine C., elle, a décroché un stage mais compte finir aussi ses études ailleurs pour se donner plus de chance de réussir. Et comme les cabinets de recrutement, pour la plupart, focalisent leurs efforts sur la quête de profils pointus et expérimentés, les jeunes diplômés sont quelques peu livrés à leur propre sort.

Pire, l’annulation du Salon de l’emploi qui se tient chaque année, à Paris et où les chasseurs de têtes représentaient les plus grandes entreprises du Royaume n’arrange guère les choses… Bref, il s’agira, aux uns et aux autres, de résister pour être davantage outillés dans l’avenir.

Hausse du taux d’activité et baisse du taux d’emploi

«Avec 12.249.000 personnes, la population active âgée de 15 ans et plus a augmenté, entre le premier trimestre de 2019 et celui de 2020, de 2,4% au niveau national (hausse de 3,5% en milieu urbain et de 0,8% en milieu rural). Ainsi, le taux d’activité est passé de 45,7% à 46,0% au niveau national, de 41,6% à 42,1% en milieu urbain et de 53,0% à 53,3% en milieu rural.
Avec une création de 80.000 emplois en milieu urbain et une perte de 3.000 en milieu rural, l’économie nationale a créé 77.000 postes d’emploi. Le volume global d’emploi est ainsi passé, entre les deux périodes, de 10.880.000 à 10.957.000 personnes. Le taux d’emploi a, quant à lui, reculé de 0,3 point au niveau national, passant de 41,5% à 41,2%. Ce taux a baissé de 36,1% à 35,7% en milieu urbain et de 51,4% à 51,2% en milieu rural.
Selon le type d’emploi, 112.000 postes d’emploi rémunérés ont été créés au cours de la période, 97.000 en milieu urbain et 15.000 en milieu rural. L’emploi non rémunéré, composé d’environ 96% d’aides familiaux, a en revanche enregistré une baisse de 35.000 postes, 18.000 en zones rurales et 17.000 en zones urbaines».
Source : HCP

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