Motivation des équipes – Optimisme : Le mot clé pour la reprise de l’activité

Motivation des équipes – Optimisme : Le mot clé pour la reprise de l’activité

Ecouter, apporter du soutien et rassurer, trois verbes qui devraient identifier l’action du leader en cette période de reprise où toutes les questions trottent dans la tête des salariés… Ceci permettra de mettre en œuvre plus facilement les nouvelles stratégies.

Après deux mois de situation exceptionnelle, la fin du confinement rappelle que les managers devront adopter une attitude bienveillante de telle sorte à rassurer leurs salariés fragilisés. Ce n’est en effet que de cette manière qu’ils pourront dénicher des opportunités au lieu de se noyer dans les menaces. En effet, pour le conférencier Jean-Philippe Ackerman, l’optimisme est la clé de la réussite. Il se base sur son propre vécu où, à 27 ans, il a eu à diriger une entreprise en faillite… Les recommandations d’un expert qui puise ses énergies dans le mental.

«Reprise d’activité : comment rester optimiste ?», c’est la thématique que viennent d’organiser, autour d’un webinaire, les membres de l’APD (Association pour le progrès des dirigeants). Et c’est le conférencier professionnel et coach en management d’entreprise, Jean-Philippe Ackerman, qui a été convié à en débattre.

Partant de sa propre expérience, le conférencier témoignera de l’opportunité de mettre en place un management basé sur la bienveillance et l’optimisme pour réussir. A 27 ans, en effet, l’homme avait été désigné à la tête d’une entreprise en faillite non pas grâce à ses diplômes mais à son optimisme. Et c’est ainsi qu’après un an l’entreprise a pu être redressée et son effectif de 75 personnes sauvé ! Aujourd’hui cette société ne compte pas moins de 600 employés, rappellera au passage le conférencier, le sourire aux lèvres, témoignant d’une réelle satisfaction.

Pour lui il s’agit de booster ses équipes pour atteindre les objectifs. Et aujourd’hui, après deux mois de crise sanitaire, la reprise des activités devra s’effectuer avec optimisme malgré la fragilisation des salariés. «Le retour au travail devra être effectué sous le signe de la confiance. Et c’est grâce à l’optimisme que nous pourrons y arriver», affirme à juste titre Ackerman. Faisant référence au médecin Albert Scheweitzer à travers son expression «Ce n’est pas la réussite qui donne le bonheur mais le bonheur qui donne la réussite», le ton de l’intervention est donné. Et le manager leader saura que, lors de la reprise, il s’agira de booster le mental des salariés dans une telle situation exceptionnelle pour pouvoir la dépasser. «Ce ne sont pas les événements qui troublent les hommes mais l’idée qu’ils s’en font». Citer Epictète (50-125 après JC) vient tout simplement confirmer cette posture à avoir. En le citant au passage, Ackerman signalera, en effet, que «pour certains d’entre nous, des opportunités se présentent et les menaces ne sont pas forcément les seules résultantes de cette crise. Le manager a le choix donc de lire l’événement à sa manière…».

Booster le mental serait la première des choses à faire. Pour ce coach d’entreprise, basé à Monaco mais qui a eu plusieurs missions d’accompagnement au Maroc, il s’agira pour le manager de relativiser, de rédiger un cahier de bonnes nouvelles, de transformer ses problèmes en Star (situation temporaire à résoudre), de rire (préserver son humour), d’écouter de la musique et des vidéos motivantes, d’être bien dans son corps en pratiquant du sport.
La seconde étape est d’adopter le penser, le parler positif. Ackerman affirmera que «pour les objectifs soient atteints, les actions doivent être effectuées de manière massive. Tel que le carburant, l’énergie est plus que nécessaire et elle passe par les pensées positives, c’est-à-dire le mental. Si l’énergie est basse on n’a pas envie de faire les choses…».

Et c’est ainsi qu’en adoptant une attitude positive pour la reprise, les opportunités pourront être plus facilement identifiées. Mais pour cela une rentrée dynamique devra être prévue. Il s’agira, principalement, de la troisième étape. «Le manager leader devra redéfinir et réinventer son projet stratégique car il ne peut plus être le même qu’avant la pandémie». Cette année sera complètement différente de ce qui était prévu, personne ne contredira le conférencier ! Le manager devra, en effet, s’adapter à son environnement, travailler son pourquoi personnel. En clair, il devra se poser la question quant à sa mission réelle sur cette Terre.

Cela permettra de renforcer ses convictions selon Ackerman. Le chef d’entreprise devra faire preuve d’innovation et rester productif. Quelle organisation ? Quel management adopter ? Comment gérer les open spaces ? Ce sont toutes ces questions auxquelles devra répondre un leader. Car dans son naturel il mettra au cœur le capital humain.
En clair, lors de la reprise, le manager devra revisiter son cadre de référence. Cette quatrième étape, proposée par le coach reposera, essentiellement, sur le projet (marque employeur), la mission (le pourquoi), la vision (le comment), les valeurs (pourquoi), la finalité (le quoi).

Après quoi, le meneur dans l’entreprise devra communiquer sa confiance. Une étape importante pour appeler les collaborateurs, les clients, les fournisseurs à savoir. A ce niveau, il s’agira de diffuser de l’enthousiasme et de l’optimisme. C’est en effet le rôle du manager. A lui de prendre le dessus sur la crainte et le pessimisme. Ackerman insistera sur cet aspect important car c’est la clé du succès pour motiver ses équipes.
Ecouter, apporter du soutien et rassurer, trois verbes qui devraient identifier l’action du leader en cette période de reprise où toutes les questions trottent dans la tête des salariés… Ceci permettra de mettre en œuvre plus facilement les nouvelles stratégies.

Le leader détectera également les personnes qui ont su innover et qui ont travaillé plus lors de cette période de confinement.
Enfin, faire le choix de l’optimisme représente la dernière recommandation du coach. «A la différence du positif qui est une valeur de l’instant, l’optimisme est une vision sur l’avenir, un pari». La nuance ainsi faite, Ackerman expliquera que «l’optimiste s’adaptera plus facilement à l’avenir». Il citera également Robert Baden-Powell, fondateur du scoutisme, pour qui «l’optimisme étant, en effet, une preuve de courage qui donne confiance aux autres et mène au succès».
La boucle est bouclée. Le manager n’a plus qu’à agir. Sa mission lors de la reprise est cruciale.

Bio express
Jean-Philippe Ackerman est coach, formateur, et conférencier. Riche d’une expérience d’une vingtaine d’années dans le management des entreprises, il a créé et dirigé de nombreuses entreprises et PME avec un management par le leadership, la motivation et le développement personnel.

Titulaire d’un MBA, il est aussi auteur de plusieurs ouvrages et dispense des conférences auprès d’entreprises en Europe et en Afrique.

Pendant 9 ans, il a été professeur associé en stratégie d’entreprise et leadership auprès des mastères de la faculté d’Avignon.

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