Sommet des systèmes alimentaires : L’OCDE lance un concours pour sélectionner 50 PME du monde entier

Sommet des systèmes alimentaires  : L’OCDE lance un concours pour sélectionner 50 PME  du monde entier

La pandémie a mis à mal la TPE et la PME et ce même en Europe. L’Organisation des Nations Unies (ONU) à travers son antenne économique l’OCDE, a décidé, lors du prochain sommet dédié aux systèmes alimentaires, de valoriser les PME du monde entier qui font l’effort pour respecter les 17 objectifs de développement durable tout en intégrant l’innovation dans leurs processus de production. Les entreprises sélectionnées seront conviées aux futurs événements. Une manière aussi de décrocher du business.

Les détails.

 

Un concours pour identifier les meilleures petites et moyennes entreprises (PME) du monde entier qui transforment les systèmes alimentaires pour un avenir meilleur se tiendra lors du Sommet des Nations Unies qui y est dédié. Ce concours unique, appelé «meilleure petite entreprise : bonne alimentation pour tous», visera à présenter et nommer 50 PME du monde entier dont le travail illustre le mieux l’objectif du sommet dans la réalisation des 17 Objectifs de développement durable (ODD). Ceci par la valorisation d’une alimentation et des moyens de subsistance sains et durables pour tous.

Concrètement, le concours reconnaîtra ceux qui jouent un rôle clé dans la «reconstruction en mieux» après la pandémie. Le compte à rebours a commencé. Les enjeux sont clairs. La pandémie a touché de plein fouet les PME et ce, dans le monde entier et particulièrement celles dirigées par des femmes. Selon une enquête, «les revenus des PME européennes à elles seules ont connu des réductions allant jusqu’à 70%». De son côté, la Banque mondiale estime que «les entreprises des pays en développement ont été particulièrement touchées, avec des revenus en baisse de 70% au plus fort de la crise, contre seulement 45% dans les pays de l’OCDE.

Le sommet récompensera les efforts entrepreneuriaux en faveur de l’innovation. En clair, la manière dont les petites entreprises produisent, consomment et éliminent les aliments devra présenter les leçons pour renforcer la résilience économique et la durabilité…» Et c’est bien dans ce sens que Dr Agnes Kalibata, envoyée spéciale du secrétaire général des Nations Unies du sommet sur les systèmes alimentaires 2021, a déclaré que «partout dans le monde, les dirigeants doivent prêter attention à la contribution cachée des petites entreprises qui nourrissent les communautés, créent des emplois et régénèrent la nature».

La représentante de l’Organisation onusienne a rajouté que «ces entreprises de tous les jours et leurs employés sont à l’avant-garde des efforts visant à renforcer nos systèmes alimentaires et le concours des petites entreprises vise à récompenser ces efforts et à présenter leurs histoires inspirantes. Tout comme le sommet qui est ouvert aux citoyens du monde entier et ne laisse personne de côté, nous encourageons ces entreprises à faire entendre leur voix et à nous aider à comprendre le soutien dont elles ont besoin pour s’épanouir». Le concours sera ainsi l’occasion pour le sommet de présenter les meilleures petites entreprises lors du pré-sommet qui se tiendra à Rome en juillet 2021. Cabinets vétérinaires, cafés, coopératives de producteurs ou start-up numériques, les petites entreprises seront sélectionnées d’horizons différents.

Il s’agira même là d’un élément clé du processus du sommet pour identifier de nouvelles solutions audacieuses pour améliorer les systèmes alimentaires. Ce concours est attendu à deux niveaux. Une telle compétition dévoilera, en effet, non seulement les petites entreprises à l’origine d’initiatives pour des systèmes alimentaires plus durables, inclusifs et résilients, mais aussi les moyens par lesquels elles peuvent être soutenues pour développer leurs métiers de manière durable. Les organisateurs sont clairs : «Les entreprises du monde entier qui contribuent à fournir une alimentation saine à leurs communautés et à créer des emplois pour les populations locales sont invitées à postuler et à partager des idées et des suggestions sur la manière dont leur pays et leurs économies peuvent maximiser leur impact positif».

Le spectre est large. Et la compétition est ouverte à un champ très large. Il est mondial. «Chaque proposition aidera à informer les dirigeants mondiaux sur les priorités et les ressources dont ces entreprises ont besoin pour prospérer, et tous les candidats seront invités aux futurs événements du Sommet sur les systèmes alimentaires», s’engagent les responsables du sommet. Les dés sont jetés ! Les PME marocaines sont aussi concernées.

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