Télétravail : Salarié et digital nomade, désormais possible !

Télétravail : Salarié et digital nomade, désormais possible !

La pandémie du Covid-19 rime avec éloignement.

Et en entreprise qui dit prise de distance dit télétravail. Dans la précipitation, les entreprises ne se sont pas trop inquiétées de l’aspect juridique. Les plus structurées ont cherché à marquer, tout de même, des repères pour que justement ce télétravail soit régi dans la règle de l’art. Les réunions en ligne permettent de toute manière à la hiérarchie de continuer à gérer ses équipes mais de loin. Pour le salarié, le stress est plus intense, car sans s’en rendre compte, les pauses déjeuner et autre deviennent autocensurées.
Certains ont osé et ont vu leur vie changer. C’est ainsi que lors de la pandémie, alors que les entreprises ont imposé le télétravail pour des raisons évidentes, certains salariés téméraires, avec ou sans le consentement de leur hiérarchie, ont pris le risque de quitter le pays où ils travaillent pour aller bosser soit dans leur ville natale, soit dans un lieu où il fait mieux vivre. Au Maroc, les étudiants vivant à l’étranger ont profité du mois de Ramadan pour filer en douce de l’Hexagone pour venir s’installer quelques mois et travailler à partir de leur chambre d’enfance. Retrouver papa et maman après des années d’éloignement, quelle aubaine ! Le digital nomadisme tel qu’il a été baptisé est devenu un phénomène courant.
Déjà, la mondialisation était venue marquer ses règles et a induit l’externalisation de certains métiers. Aujourd’hui, c’est le virus actuel qui a poussé les personnes à venir chercher réconfort dans un environnement chaleureux pour résister à l’inconnu.
Bien sûr, il est clair que certains métiers ne s’y prêtent pas mais dans le consulting, la recherche, le data mining, l’expertise comptable, le marketing, la possibilité de se détacher géographiquement sont tout à fait possibles.

Sur les colonnes des Echos, la journaliste Chloé Marriault consacre tout un dossier sur le digital nomadisme. Elle se pose la question si ce mode de travail continue à concerner uniquement les indépendants ou commence-t-il à recruter des adeptes dont le statut est salarié ? Selon elle, «les salariés demandent, en effet, depuis la crise sanitaire, à pouvoir effectuer le télétravail, et même à l’étranger, quelques mois par an. Mais ce n’est pas gagné…». Citant Maxime Brousse, l’auteur de l’ouvrage «Les nouveaux nomades», la journaliste rapporte qu’«avant la crise sanitaire les digital nomades étaient surtout des entrepreneurs et des free-lances. Il s’agissait pour la plupart de célibataires de moins de 33 ans qui cherchaient des destinations ensoleillées en bord de mer, dans des lieux où se retrouvent des gens qui travaillent aussi à distance et où le coût de la vie est avantageux. Par exemple Chiang Mai, Medellín, Bali, Mexico…».

La généralisation du télétravail est venue modifier la donne. Autrefois sédentaires, des salariés en CDI se sont trouvés dans des situations de télétravail toute l’année depuis le confinement. Ce sont surtout les start-up qui ont encouragé le phénomène.
Il faut dire que les conditions de travail changent complètement dans ce cas. Les personnes qui ont opté pour ce mode se retrouvent très souvent dans leur environnement familial. Ce sont généralement des personnes qui ont la trentaine et qui souvent ne sont pas encore mariées. Autre avantage du salarié digital nomade, les économies faites très souvent sur le loyer, l’électricité et les autres charges courantes. En France, par exemple, les étudiants marocains qui ont pu venir travailler au Maroc chez les parents pendant plusieurs mois ont tout simplement loué leur appartement. L’un dans l’autre, le loyer est honoré et ils n’ont plus les frais de séjour. Une occasion de faire des économies s’ils le souhaitent.
Connectés chez eux, ils peuvent envisager d’aller chez des amis à l’étranger, histoire de se changer la tête tout en honorant leurs engagements professionnels. Les occasions ne manquent pas. Faut-il encore que la direction générale accepte…
Certains iront même à contourner les consignes et prendront le risque de quitter les frontières alors que ce n’est pas autorisé. En France, plusieurs grandes entreprises refusent catégoriquement à leurs salariés de quitter l’Hexagone pour une histoire d’assurance.
Il est clair que la législation devra être revue à ce niveau et les salariés devront tenir leur engagement au risque de se retrouver dans des situations fort embarrassantes. Dans ses recherches, Cloé Marriaut a même été plus loin… Elle a mis en exergue l’attitude des hôteliers à proposer des formules longues durées à cette nouvelle catégorie désireuse de changement.

Au-delà, des pays comme le Mexique, la Barbade ou l’île Maurice ont créé des visas spécialement destinés aux personnes en télétravail qui arrivent chez eux !
Au Maroc, le télétravail s’est aussi installé par nécessité sanitaire. Et les salariés l’ont apprécié selon les attitudes qui ont été effectuées au début (LMS Conseil).
Alors se trouver aux Caraïbes en télétravail, why not ? ça sera une façon de résister au virus !
L’avenir nous le dira.

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