Transformation numérique : Le post-Covid-19 ou les prémices de nouveaux modes de travail

Transformation numérique  : Le post-Covid-19 ou les prémices de nouveaux modes de travail

Les décideurs devront saisir cette nouvelle forme de travailler à distance imposée par la pandémie pour instaurer dans le futur de nouveaux modes de fonctionnement entre les effectifs.

La période de confinement a imposé de nouvelles manières de travailler. Les entreprises qui avaient déjà entrepris leur transformation numérique n’ont pas eu pas de mal à naviguer dans les dédales des univers virtuels sécurisés. Les autres au contraire, prises de cours, naviguent à vue et souvent en perte de vitesse… La fin du confinement imposera, certainement, de nouvelles résolutions chez les managers. Les systèmes d’information devront nécessairement évoluer dans une telle configuration. Invités à animer le second webinaire organisé par l’APD, Louis Naugès et Brahim Benlahmar, deux experts des NTIC, feront le point demain sur la question. Les détails, en avant-première.

Repenser les usages numériques, les manières de travailler et les outils de communication entre les collaborateurs ; c’est in fine ce qu’induira entre autres l’ère post-Covid-19. L’Association pour le progrès des dirigeants (APD) traitera justement cette thématique par le biais de deux experts de renommée internationale. Depuis plus de dix années, Louis Naugès et Brahim Benlahmar accompagnent au Maroc (et d’autres pays d’Afrique notamment) en effet des dirigeants et DSI (Département des systèmes d’information) dans leur transformation numérique.

D’entrée, Louis Naugès anticipera les comportements des décideurs après la phase Covid-19 pour dire que «la mauvaise idée serait de revenir après le Covid-19 à l’ancien mode de travail». L’idée pour lui est que «les managers puissent réaliser dans cette situation exceptionnelle et après le Covid-19 une transformation numérique beaucoup plus moderne».

En clair, il s’agira de convertir certaines contraintes en opportunités. Toutes les entités au Maroc ont dû, brutalement, en quelques jours, basculer vers des modes de travail nouveaux, à distance, pour beaucoup de leurs collaborateurs et dirigeants. Certaines entreprises parmi elles avaient déjà entrepris une transformation numérique forte et avaient déployé des outils numériques innovants et préparé leurs collaborateurs. Elles se sont adaptées très vite, sans difficultés majeures. A l’inverse, d’autres organisations ont eu à plonger dans l’espace du collaboratif, de la création commune de documents, de réunions en visioconférences sans expérience aucune antérieure !

Il est clair que ces nouveaux procédés de travail imposent des installations technologiques adéquates. Les experts du domaine soulèvent bien des déficiences au sein de l’entreprise dues notamment à la surcharge des serveurs face à la demande en forte hausse. La déficience des équipements des collaborateurs peut également être une source de dysfonctionnement.

Pendant la période de confinement, le travail des collaborateurs se trouve parfois impacté par la mauvaise qualité du réseau internet depuis les foyers.
Sur un autre registre, la sécurité des échanges induit la confidentialité des données transportées. Justement à ce niveau, des installations appropriées devront être mises en place grâce à une expertise dédiée. Les enjeux sont énormes et en période de confinement certaines entreprises non outillées ont été contraintes de partager des données dans un espace virtuel ouvert où les pare-feux ne sont pas du tout envisagés. Certaines applications ont été rendues difficiles d’accès comme le VPN qui a été matérialisé par une lenteur ou une saturation…

Les systèmes d’information au contraire qui ont résisté sont les plus modernes. C’est le cas des entreprises qui ont utilisé des infrastructures clouds publics. Les consultants en nouvelles technologies de l’information recommandent aux départements système d’information la mise en place de nombreuses applications SaaS et/ou Software as a Service, des applications accessibles depuis un navigateur. Le cloud permet aussi d’assurer une sécurité et une confidentialité des échanges. «Les applications existantes sur Amazon, Azur ou Google sont 100 fois plus sûres que celles développées par les DSI des entreprises». Louis Naugès fait bien de le remarquer au passage.

Même les outils de vidéoconférence performants sont disponibles sur le marché. Il s’agira pour l’entreprise qui veut repenser sa manière de travailler de faire son choix pour offrir des espaces virtuels de communication entre les collaborateurs.
Bref, toutes les solutions techniques sont disponibles depuis très longtemps. «Le travail collaboratif existe depuis 10 ans déjà», rappelle Louis Naugès qui déplore toutefois la méfiance de certains patrons d’entreprises dans leurs collaborateurs et les nouvelles technologies de l’information.

Accompagnant depuis des années les entreprises en Afrique, l’expert connaît bien le tissu économique marocain constitué pour la plupart de PME-PMI. «Pour ce type d’entreprises, il existe des solutions exceptionnellement simples et très économiques comme la solution Gsuite qui offre un package complet en termes d’applications vidéoconférence, agenda électronique, WhatsApp et encore d’autres spécificités à 500 voire 600 DH par an et par personne», précise à ce titre Naugès. En 2010, les universités marocaines avaient bénéficié de ce type d’implémentation à titre gratuit, se rappelle l’expert…
Les décideurs devront saisir cette nouvelle forme de travailler à distance imposée par la pandémie pour instaurer dans le futur de nouveaux modes de fonctionnement entre les effectifs. La performance n’est pas forcément dans la présence physique !

Parcours des intervenants

Louis Naugès est président fondateur de Dhasel Innovation, entreprise spécialisée dans le conseil stratégique et l’accompagnement des entreprises dans la mise en œuvre de solutions innovantes. Il anime des séminaires pour dirigeants et informaticiens des plus grandes entreprises mondiales, dans plus de 20 pays différents.

Opérant depuis 30 ans dans le monde de l’informatique et des systèmes d’information, son blog est très connu des décideurs informatiques de langue française (http://nauges.typepad.com). Louis Naugès est diplômé de Supélec (promo 1966) et est titulaire d’un MBA de l’IAE de Paris et d’un MBA de Northwestern University.

Brahim Belahmar a près de 24 ans d’expérience à son actif dans le domaine des technologies de l’information dont 20 ans en entrepreneuriat. Il est, actuellement, président fondateur de plusieurs sociétés dans le domaine des nouvelles technologies de l’information dans une dizaine de pays et spécialisé dans les technologies Cloud.

Après son cursus à l’université Paris VI puis aux Arts et Métiers à Paris, il s’est spécialisé dans l’ingénierie informatique, qu’il complétera quelques années plus tard par un Executive MBA à l’ESCP-EAP Paris.

Avant ses fonctions au sein du groupe Brams il a occupé la fonction de consultant technique durant plusieurs années où il a été amené à intervenir durant plusieurs mois auprès des comptes comme la Société Générale à Paris, BNP Paribas, la Sagem (devenue Safran), EDF et aussi chez Cartier (Richmond) au service IT pour l’international.

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