Un électrochoc nommé Awrach pour booster l’emploi

Un électrochoc nommé Awrach pour booster l’emploi

Une démarche gouvernementale proactive avec à la clé 250.000 postes

Ce programme est destiné dans une phase transitoire à créer des postes d’emplois destinés prioritairement aux personnes peu qualifiées ou sans diplôme et donc rencontrant une difficulté à s’insérer de nouveau dans le marché du travail.

Le gouvernement ne compte pas attendre le rétablissement complet de l’économie pour créer des emplois. C’est ce que révèle Younes Sekkouri, ministre de l’inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, qui a présenté un exposé au cours du dernier Conseil de gouvernement sur les contours du projet. Invité lors du point de presse habituel du porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitais, M. Sekkouri a partagé avec les médias présents les premiers détails du programme baptisé Awrach. Véritable électrochoc pour lutter contre le chômage dans un contexte marqué par la crise sanitaire et ses répercussions économiques, ce programme fait partie d’une démarche proactive du gouvernement comme souligné par le ministre. «Nous sortons de pratiquement deux années marquées par la crise sanitaire. Une situation qui malheureusement fait perdre à de nombreuses personnes leurs emplois».

Dans le détail, Awrach, littéralement chantiers en français, est destiné dans une phase transitoire, selon le responsable, à créer des postes d’emplois destinés prioritairement aux personnes peu qualifiées ou sans diplôme et donc rencontrant une difficulté à s’insérer de nouveau dans le marché du travail. La même source explique que l’ambition du gouvernement est de créer 250.000 emplois dans le cadre de chantiers provisoires accompagnant cette phase transitoire précédant le rétablissement complet de l’économie. Ces chantiers, précise le ministre, vont répondre à des besoins dans différents domaines au niveau local ou régional. «Je viens de tenir des réunions dans ce sens avec des collègues au gouvernement, notamment l’éducation nationale, l’équipement, l’agriculture ainsi que la jeunesse et le sport. J’ai également visité et rencontré les responsables locaux dans les régions de Casablanca, Marrakech, Souss et je me rends aujourd’hui (ndlr: jeudi 11 novembre) dans la région de l’Oriental en attendant de programmer d’autres visites dans les autres régions», a fait savoir M. Sekkouri expliquant qu’il s’agit d’une démarche participative. «Nous avons trois perspectives. D’abord, le PLF 2022 pour apporter des réponses immédiates. Ensuite, le programme gouvernemental et enfin le nouveau modèle de développement. Le programme Awrach a bien mûri mais nous y travaillons toujours avec toutes les parties concernées. Cela dit, nous avons fait le choix de faire part à l’opinion publique des premières étapes franchies», a-t-il conclu. Le gouvernement compte ainsi apporter des réponses immédiates aux attentes des personnes à la recherche d’un emploi et n’hésite pas à mettre les moyens financiers qu’il faut. Une première mise de 2,25 milliards de dirhams est déjà prévue selon le ministre.

Déploiement

Selon le ministre de l’inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, Awrach vient dans le cadre de l’accompagnement des jeunes se trouvant hors du marché du travail et pour faciliter leur insertion économique. Le responsable a fait savoir que le programme gouvernemental 2021-2026 prévoyait le développement de programmes innovants visant à améliorer l’employabilité et accroître les chances d’insertion professionnelle. Il est en outre question de l’encouragement de l’initiative individuelle par un accompagnement technique et financier à la création d’entreprises. Le ministre a expliqué que parmi ces programmes, un programme de petits et grands ateliers publics temporaires sera déployé avec une enveloppe financière estimée à 2,25 milliards de dirhams pour l’année 2022.

Domaines ciblés

Les responsables prévoient un lancement du programme Awrach au niveau territorial en partenariat entre les départements ministériels, les institutions publiques, les collectivités locales ainsi que les organisations de la société civile et les coopératives, afin d’apporter des réponses immédiates à ceux qui ont subi les contrecoups de la pandémie de Covid-19.
M. Sekkouri a annoncé qu’environ 250.000 personnes devraient bénéficier de ce programme au cours des années 2022 et 2023, sur la base de la sélection de chantiers ou projets à fort contenu quantitatif. Le but est de répondre aux besoins et attentes des citoyens dans les domaines de la construction des routes et circuits, la restauration de monuments et d’équipements publics, l’aménagement paysager ainsi que l’aménagement d’espaces verts, la lutte contre l’analphabétisme, l’enseignement primaire, les soins aux personnes âgées, les activités sportives et culturelles et la numérisation d’archives.

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