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Un financement basé sur les résultats pour l’emploi massif des jeunes

Younes Sekkouri, ministre de l’inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences intervenant lors du séminaire. (D.R)

Le programme est présenté mercredi par MCA-Morocco

MCA-Morocco »
Le financement basé sur les résultats (FBR), c’est du concret. Le credo est véhiculé, mercredi à Salé, par les intervenants au séminaire dédié par la MCA-Morocco et le département de Sekkouri à cette question de taille.

«Avec le FBR, il ne s’agit ni d’inventer des programmes ou de créer des produits. Il permet plutôt d’améliorer des choses, de poser les bases d’une certaine rigueur pour être sûr que l’impact est augmenté ». Ainsi explicite le ministre de l’inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, Younes Sekkouri, d’emblée le FBR. Le défi étant, pour lui, de ressortir « des modèles sur les bases de l’expérimentation». L’objectif ultime étant « un élargissement, voire une généralisation ». Il saisit notamment son passage pour révéler les challenges « à l’échelle d’une politique publique ». Dans ce sens, il donne l’exemple des NEET (ni à l’emploi, ni en enseignement, ni en formation) dont le nombre est important et l’expérimentation de l’INDH. « Mais ça ne marche pas globalement. Les parcours des jeunes ne sont pas satisfaisants et les années se cumulent pour les chômeurs », avance-t-il.

Quelle solution ?

A cet égard, le responsable gouvernemental est clair. Il est, à son sens, question de «pouvoir adresser les masses des gens». C’est là où «la mise à l’échelle» est, pour lui, « fondamentale». Quant au partenariat de son département, avec MCA (Millennium Challenge Account)-Morocco relevant notamment de son agence MCC (corporation), il se veut de montrer le chemin et d’expérimenter les approches. Il fixe même des missions. La première étant de « donner aux acteurs une chance de se structurer ou encore l’investissement des parties ». La deuxième concerne cette «expérimentation». A cet effet, il est question de voir si celle-ci est «transposable». «Il faut aussi qu’il y ait des champions. Peut-être qu’on ne les voit pas», poursuit-il. Ces missions étant destinées pour le fait «d’adresser les masses ». «Ma recommandation, c’est quel mode de généralisation ? !», enchaîne-t-il en donnant l’exemple de l’expérimentation du préscolaire par l’INDH. De son côté, la directrice générale pour l’Afrique à MCC Alicia Robinson révèle les avantages du FBR. Celui-ci permet, d’après elle, « aux gouvernements de déployer des fonds là où ils sont nécessaires et d’obtenir des résultats tangibles pour les citoyens». Déjà, ce FBR est « approuvé en 2019 dans des secteurs au Maroc». «Cela nous a donné l’opportunité d’introduire ce programme dans d’autres pays africains », enchaîne-t-elle.

Un modèle transférable

«Un modèle transférable et dupliqué par le gouvernement». C’est ce que veut également la DG de l’Agence MCA-Morocco, Malika Laasri. A son tour, elle cite, tout comme le ministre, l’Anapec et l’INDH en abordant de l’emploi. « Ce programme FBR met l’accent sur la proposition d’une solution pour les prestataires de services en emploi», ajoute-t-elle. D’après la responsable, sa structure accompagne ce mécanisme de FBR pour « la refonte des programmes en vigueur à l’adresse de l’emploi et l’amélioration de l’efficacité de ces programmes qui a besoin encore d’investissement pour les expériences pilotes».
Par l’occasion, elle rappelle que le FBR a été lancé avant la Covid qui a imposé une fermeture. In fine, cette rencontre se veut également une promotion de l’adoption de ce programme.

C’est le titre de la boite

226,3 millions de dollars pour l’éducation et formation pour l’employabilité

Chiffres.  »

A lui seul, le projet «éducation et formation pour l’employabilité», initié dans le cadre du programme de coopération «Compact II», dispose d’un budget de 226,3 millions de dollars. Sur ce montant, 114,3 millions $ sont consacrés à l’activité « Education secondaire » qui comprend le modèle du «Lycée Attahadi», la consolidation du système «Massar» et une nouvelle approche pour l’entretien et la maintenance des infrastructures et des équipements scolaires. L’activité « Formation professionnelle » (87,3 millions $), elle s’articule autour de la mise en place du Fonds « Charaka » et l’appui à l’opérationnalisation de la réforme de la formation professionnelle. Quant à l’activité « Emploi » ((24,7 millions $) elle couvre l’appui à l’amélioration et à l’intégration du dispositif d’observation du marché du travail, l’appui à l’évaluation d’impact des politiques de l’emploi et du marché du travail et l’appui à la promotion de l’équité genre en milieu professionnel. A son tour, le programme Emploi FBR dans le cadre du Compact II, il est financé à hauteur de 10 millions de dollars.

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