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8 ans de réclusion pour avoir abusé sexuellement d’un enfant

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Marié depuis deux années, ce marchand ambulant, la trentaine, sans enfants, a profité de l’absence de son épouse pour attirer chez lui le fils de ses voisins, âgé de six ans, et abuser sexuellement de lui.

Dès l’ouverture de son procès, ce jour du Ramadan, par la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca, ce jeune homme, marchand ambulant de son état, ne cesse de se disculper. Il rejette l’accusation d’attentat à la pudeur sur un mineur. Agé de trente-neuf ans, il exprime même son étonnement que cet enfant le pointe du doigt. Toutefois, lorsqu’il a été arrêté par la police et soumis aux interrogatoires, il a avoué son crime.

C’est du moins ce qu’on apprend de la bouche du représentant du ministère public lors de la présentation de son réquisitoire. Ce dernier précise que le mis en cause avait raconté toute l’histoire aux limiers de la police judiciaire tout en signant son procès d’audition après l’avoir lu. Seulement, lors de son interrogatoire, le mis en cause a nié l’avoir lu et qu’il a été obligé de le signer. Qui l’a obligé ? s’interroge le représentant du ministère public avant de répondre que personne ne l’a obligé à signer son PV en révélant qu’il a confirmé ses déclarations lorsqu’il a été mis entre les mains du parquet général et également devant le juge d’instruction lors des instructions préliminaires. Le représentant du ministère public a ajouté que le mis en cause n’a changé ses propos qu’une fois qu’il s’est présenté, une fois encore, devant le juge d’instruction pour l’instruction détaillée.

En effet, selon le dossier de l’affaire, ce pédophile demeure au premier étage d’un domicile situé en ancienne médina alors que les parents de l’enfant, âgé de six ans, occupent le deuxième étage. Il venait, il y a deux ans, de se marier, mais n’a pas eu d’enfants. Son épouse est une femme de ménage qui travaille pour le compte d’une société de nettoyage. Quant à lui, il sortait le matin et ne retournait chez lui qu’une fois 21 h passées. Mais, le jour « J », il a rebroussé chemin un peu tôt, vers 17 h.

Selon ses déclarations consignées dans le procès-verbal de son audition, il a ressenti un malaise et est rentré chez lui. Il a pris un médicament. Quant à l’enfant, il a déclaré devant les enquêteurs de la police judiciaire qu’il jouait au derb lorsque son voisin lui a donné des bonbons puis lui a demandé de l’accompagner. Selon l’enfant, il n’y avait personne sauf eux. Et le mis en cause l’a dévêtu pour abuser de lui sexuellement. Il lui a demandé après de ne rien raconter à ses parents.

Etait-ce sa seule victime ? Le mis en cause a assuré qu’il n’a jamais touché un autre enfant. Alors que devant la Cour, il a affirmé n’avoir jamais abusé de quiconque. Son avocat a réclamé lors de sa plaidoirie de l’acquitter en prenant en considération le fait que son client clame, devant la Cour, son innocence.
Mais, après les délibérations, la Cour l’a jugé coupable et l’a condamné à huit ans de réclusion criminelle.

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