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Canada : il tue sa fille qui refusait le hijab

Muhammad Parvez, un conducteur de taxi de 60 ans, et Wasqas Parvez, 29 ans, conducteur de dépanneuse, devront passer au moins 18 ans derrière les barreaux avant d’être éligibles à la libération conditionnelle, a précisé un employé de la Cour supérieure de l’Ontario à Brampton. Waqas Parvez, 26 ans et son père Muhammad Parvez, 57 ans, étaient accusés de meurtre prémédité lié à la mort par strangulation le 10 décembre 2007 d’une élève du secondaire âgée de 16 ans dont les amis disent qu’elle ne voulait pas porter le hidjab, le foulard musulman traditionnel, et qu’elle se rebellait contre les règles musulmanes strictes fixées dans sa maison familiale. En conflit à la maison, elle vivait chez une amie dans les jours qui ont précédé son assassinat. Pour les policiers de l’escouade des homicides de Peel, ce fut un long sept mois de préparation de la cause qui sera maintenant présentée au jury. Ils allèguent que c’était plus qu’une situation domestique enflammée, et que cela relève de la catégorie d’un meurtre d’honneur. La police a aggravé l’accusation portée contre le père, un chauffeur de taxi, de meurtre au deuxième degré à meurtre au premier degré – accusation à laquelle son frère a fait également face. C’était le père qui a été mis le premier en cause. Huit jours plus tard, des détectives ont mis le frère en garde à vue. «Les meurtres d’honneur sont un problème réel qui peut impliquer à la fois des facteurs religieux et culturels», a dit Stephen Brown, un chroniqueur de FrontPage Magazine basé à Los Angeles qui a étudié et écrit sur le sujet. Il ajoute : «des gens issus de sociétés non fondées sur l’honneur pensent à l’honneur comme quelque chose de personnel qui concerne principalement l’intégrité de la personne. Par exemple, pour maintenir le sens de l’honneur et la réputation, on croit qu’il ne faut pas tricher, voler ou mentir. Ceux qui le font mettent en cause leur propre honneur. Mais dans une société fondée sur l’honneur collectif, si une personne perd son honneur, toute la famille, le clan ou le village perd aussi son honneur».

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