Casablanca : 8 ans de prison pour avoir violenté mortellement son ami

Casablanca : 8 ans de prison pour avoir  violenté mortellement son ami

Le jeune homme assure qu’il s’est contenté de se défendre en le poussant violemment tout en lui donnant des coups de pied, mais il ne voulait pas le tuer.

Dès que le président de la Cour à la chambre criminelle près la Cour d’appel commence à s’assurer de l’identité de ce jeune mis en cause, ce dernier commence à se disculper. Le président de la Cour le rappelle à l’ordre. Il lui demande de répondre uniquement aux questions portant sur son identité car il n’a pas encore commencé les interrogatoires. Hochant sa tête en signe d’approbation, le mis en cause confirme son nom et prénom, être âgé de trente-et-un ans, marié et père d’un enfant, employé de son état.

Dès lors le président de la Cour lui dit qu’il est poursuivi pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner. Le jeune homme assure qu’il s’est contenté de se défendre en le poussant violemment tout en lui donnant des coups de pied, mais il ne voulait pas le tuer. Le président de la Cour lui explique alors que le rapport de l’autopsie a conclu que la mort est survenue à la suite d’une hémorragie cérébrale interne. Le rapport précise également que la victime présentait une grave blessure au niveau de la tête ainsi que des traces de violences au niveau du corps.

En effet, selon le procès-verbal, les deux amis, à savoir le mis en cause et la victime qui était âgée de vingt-huit ans, s’enivraient dans leur quartier à Derb Soltane, à Casablanca lorsqu’un malentendu a éclaté entre eux à propos d’une jeune fille qui entretenait une relation amoureuse avec la victime. «Il m’a accusé d’avoir confié à sa copine qu’il la trompait», affirme le mis en cause à la Cour tout en ajoutant qu’il ne lui a jamais dit quoi que ce soit. Sous l’effet de l’alcool, le malentendu a vite dégénéré. A un certain moment, la victime est tombée par terre. Le sang coulait de sa tête, elle a été évacuée vers l’hôpital Bouafi où elle est passée de vie à trépas.
Verdict : Jugé coupable, ce père d’un enfant a écopé de huit ans de réclusion criminelle.

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