Dès l’ouverture de l’audience, à la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca, cette jeune femme de vingt-six ans crie haut et fort qu’elle n’a jamais été l’amante du mis en cause, un jeune homme de trente-deux ans.
Ce dernier la traite alors de femme à la portée de tout le monde. Mais, le président de la Cour le rappelle sèchement à l’ordre. Cette employée explique à la Cour qu’elle venait de quitter, le matin, le domicile parental pour se rendre à l’imprimerie où elle travaille lorsque le mis en cause, armé d’un couteau, lui coupe le chemin. Sans lui adresser la parole, il la tient par derrière et lui montre sans attirer l’attention son arme blanche. Alors qu’elle s’apprête à le supplier de la laisser tranquille, il lui donne un coup de poing tout en lui demandant de ne plus faire de bruit. Terrifiée, elle obtempère. Il fait semblant qu’elle était en sa compagnie tout en la tenant par la main afin qu’elle ne prenne pas la fuite.
Dès qu’ils arrivent à une ruelle où il n’y avait personne, il l’oblige à monter les escaliers d’une demeure. Une fois à l’intérieur de la maison, il lui enlève ses vêtements et abuse d’elle sauvagement. Il ne la relâche que vers le soir après lui avoir subtilisé une somme dérisoire de moins de 120 DH et un smartphone. Mais le mis en cause continue à se disculper et assurer qu’elle est son amante depuis deux ans. L’enquête policière a révélé qu’elle était fiancée à un autre jeune homme et que la célébration de la nuit de noces n’était qu’une question de jours.
Toutefois, elle a déclaré devant la Cour que ses fiançailles ont été rompues dès qu’elle a été violée.
Verdict : Jugé coupable pour les accusations qui lui ont été attribuées, le mis en cause a écopé de huit ans de réclusion criminelle.










