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casablanca : Il fuit une dispute conjugale et se retrouve avec un meurtre sur le dos

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Décès brutal
Une simple dispute de couple, comme il en éclate tant d’autres dans les foyers marocains, a pris cette nuit-là du mois de septembre une tournure tragique et inattendue dans le quartier populaire de Sidi Bernoussi, à Casablanca.

Dans un appartement d’une résidence au quartier Sidi Bernoussi, à Casablanca, les voix se sont élevées entre un mari et son épouse, le ton montait progressivement jusqu’à rendre l’atmosphère de l’appartement conjugal irrespirable. Ne voulant ni céder à la colère ni prolonger l’affrontement, le jeune homme a choisi de s’éclipser, laissant derrière lui les murs chargés de tension. C’est vers le parking souterrain de sa résidence qu’il a dirigé ses pas, où l’attendait sa voiture, silencieuse et immobile. Il s’y est installé, décidé à y passer la nuit, préférant l’inconfort d’un siège de véhicule à la poursuite d’une querelle sans issue. Dans le calme presque irréel du garage, loin du tumulte domestique, la fatigue a fini par avoir raison de lui, et il a sombré peu à peu dans un sommeil profond, sans se douter que cette accalmie n’allait pas durer. Un bruit, une présence, une silhouette qui s’approchait du véhicule l’a brutalement tiré de son sommeil. Dans la pénombre du parking, un jeune homme rôdait près de sa voiture. L’instinct de méfiance a immédiatement pris le dessus. Convaincu d’avoir affaire à un cambrioleur en pleine tentative, l’homme est sorti précipitamment de sa voiture pour affronter l’intrus. La confrontation, d’abord verbale, a rapidement dégénéré en un corps-à-corps violent. Le mari a saisi le jeune homme à la gorge et l’a roué de coups. C’est alors qu’un témoin, présent sur les lieux et assistant à la scène depuis un moment, s’est interposé pour mettre fin à l’altercation. Il a révélé à l’agresseur une vérité qui allait bouleverser le cours de la nuit : le jeune homme n’était nullement un voleur, mais un habitant du quartier, bien connu de tous, souffrant depuis longtemps de troubles psychiques. Ses voisins savaient qu’il avait pour habitude, dans des moments de crise, de se blesser lui-même, allant jusqu’à se frapper violemment la tête contre les murs ou avec ses propres mains.

Face à cette révélation, le mari a immédiatement relâché sa prise. Le jeune homme, libéré, a quitté les lieux. Mais peu après, des douleurs intenses ont commencé à se manifester au niveau de sa tête, un mal qui s’ajoutait aux blessures déjà visibles, héritées de ses épisodes d’automutilation survenus avant même cette rencontre nocturne. Son état s’est rapidement dégradé. Transporté en urgence vers le service des urgences à l’hôpital dans un état jugé critique, le jeune homme a rendu l’âme. Ce décès brutal a immédiatement poussé les responsables de l’établissement hospitalier à alerter les services de la police judiciaire de Sidi Bernoussi. Une brigade s’est déplacée sans délai sur les lieux.

Les investigations ont débuté par l’audition des proches de la victime, avant que les enquêteurs ne parviennent jusqu’au témoin oculaire de la bagarre survenue dans le parking. Ce dernier a confirmé sans ambiguïté que c’était bien le mari, sorti de sa voiture cette nuit-là, qui avait frappé le jeune homme quelques heures avant son décès.

Sur instructions du parquet général près la Cour d’appel de Casablanca, le suspect a été arrêté et placé en garde à vue. Interrogé, il a reconnu les faits, admettant être entré en confrontation physique avec la victime. Il a toutefois maintenu que les coups qu’il avait portés n’étaient, selon lui, pas suffisamment violents pour expliquer une issue aussi tragique, rappelant que le jeune homme présentait déjà, avant même d’entrer dans le parking, des blessures visibles à la tête.

Aujourd’hui, alors que l’enquête judiciaire se poursuit pour reconstituer le fil exact des événements, seul le résultat de l’autopsie médicale doit déterminer avec certitude la véritable cause du décès : les blessures antérieures que s’était infligées la victime elle-même, ou les coups reçus lors de cette rencontre fatale dans l’obscurité d’un parking résidentiel.