Casablanca : Pour meurtre, un trafiquant de drogue condamné à 12 ans de réclusion criminelle

Casablanca : Pour meurtre, un trafiquant de drogue condamné à 12 ans de réclusion criminelle

Se tenant au box des accusés, à la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca, ce jeune homme de vingt-six ans, poursuivi en état d’arrestation pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner et trafic de drogue, se disculpait dès l’ouverture de l’audience.

Il affirmait à la Cour qu’il n’a pas touché le défunt qui venait chercher un morceau de haschich. N’ayant pas d’argent, le défunt avait l’intention d’avoir sa dose avec force, a-t-il ajouté à la Cour tout en précisant qu’il s’est abstenu de lui donner même pas un joint. Car, ce client, âgé de vingt-six ans, repris de justice, très violent, ne payait pas, la majorité du temps, sa dose, a-t-il ajouté devant les trois magistrats de la cour. Le mis en cause, qui a déjà purgé deux peines d’emprisonnement ferme pour trafic de drogue, a affirmé également à la Cour que son protagoniste avait protesté contre lui en se blessant le ventre avec un couteau.

Une hypothèse rapidement rejetée par deux témoins. Ces derniers, qui ont prêté serment devant la Cour, ont expliqué que le mis en cause avait provoqué le défunt en le traitant de bâtard qui ne dispose jamais d’argent pour payer sa dose tout en le chassant à coup de poing. Humilié, le défunt avait quitté les lieux avant de retourner avec une pierre à la main pour tenter de se venger du trafiquant de drogue. Toutefois, ce dernier, qui était armé d’un couteau, a perdu rapidement tout contrôle de ses nerfs et a asséné un coup au niveau de la poitrine de la victime qui a perdu connaissance avant de pousser, sur la scène de crime, ses derniers soupirs. Le mis en cause, qui a pris la poudre d’escampette, a été arrêté, deux jours plus tard, chez sa tante à El Jadida. Conduit à Casablanca, il a été soumis aux interrogatoires par les éléments de la police judiciaire devant lesquels il a avoué son crime.

Il l’a même avoué en détail devant le parquet général. Mais, il s’est disculpé devant le juge d’instruction et devant la Cour. Certes, l’avocat de la défense, qui a demandé à la Cour de ne pas tenir en compte du procès-verbal dressé par les enquêteurs de la PJ et se contenter uniquement des déclarations du mis en cause devant la Cour, a réclamé l’acquittement de son client.

Par contre, le représentant du ministère public, qui a détaillé devant la Cour les circonstances et les causes qui ont mené ce trafiquant de drogue à commettre ce meurtre, a requis la peine maximale. Et la Cour qui l’a jugé coupable, après les délibérations, l’a condamné à douze ans de réclusion criminelle.

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