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Casablanca : Une dette dérisoire, une colère fatale

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Homicide
Ce qui devait être une soirée ordinaire entre amis a basculé dans l’irréparable. Sous l’effet de l’alcool et suite à un conflit futile, un jeune homme a tué son compagnon à coup de cocotte-minute.

Nous sommes au quartier Sidi Bernoussi, à Casablanca. Dans un appartement, deux amis y partagent une soirée ordinaire, rythmée par les verres qui s’enchaînent et les confidences relâchées que seule l’ivresse autorise. Au fil des heures, l’alcool fait son œuvre. Les mots deviennent plus lourds et les regards plus insistants. C’est alors qu’un vieux différend refait surface. L’un des deux amis réclame à l’autre une somme de 500 dirhams qu’il prétend lui avoir prêtée il y a quelque temps. En face, la réponse est catégorique. Non seulement la dette est contestée, mais la demande est perçue comme une tentative d’abus, profitant d’un état d’ébriété avancée. Le ton monte d’un cran. Ce qui n’était au départ qu’un échange tendu se transforme en une vive altercation. Les reproches fusent, les insultes suivent. L’espace, autrefois convivial, se charge d’une tension électrique. Aucun des deux jeunes hommes ne semble prêt à céder. La confrontation physique est inévitable. Dans un instant de confusion, le suspect, emporté par la colère et sous l’effet de l’alcool, saisit ce qui se trouve à portée de main : une cocotte-minute.

Le geste est aussi rapide que violent. Il abat l’ustensile sur la tête de son ami avec une force telle que ce dernier s’effondre immédiatement. Le silence qui suit est glaçant, seulement troublé par le bruit sourd de la chute et le sang qui commence à s’écouler. Face à ce triste spectacle, l’agresseur semble reprendre conscience. L’instant de rage laisse place à la panique. Il tente, dans un réflexe tardif, de porter secours à son ami, cherchant à stopper l’hémorragie. Mais très vite, l’évidence s’impose. La victime ne réagit plus. Le suspect quitte rapidement les lieux, laissant derrière lui un corps inerte et les traces d’un drame irréversible. Ce sont les voisins, alertés par des bruits inhabituels, qui découvrent la scène et préviennent les autorités. Les éléments de la police judiciaire relevant du district de la sûreté de Sidi Bernoussi se mobilisent en se dépêchant sur les lieux et effectuant les premières constatations.

Après quoi, le cadavre du défunt est évacué vers la morgue pour autopsie, laquelle révèle une fracture grave du crâne accompagnée d’hémorragies interne et externe, confirmant la violence extrême du coup porté. Pendant ce temps, une traque discrète mais efficace s’organise. Grâce à des informations recueillies auprès d’indicateurs, le meurtrier est repéré à la gare routière où il s’apprête à quitter la capitale économique sans destination précise. Arrêté puis placé en garde à vue, il est soumis aux interrogatoires. Il reconnaît les faits tout en niant toute intention de tuer. Il évoque un moment de colère incontrôlée, aggravée par l’alcool, un geste qu’il n’a jamais imaginé avoir des conséquences aussi tragiques. Déféré devant le parquet général près la Cour d’appel de Casablanca, ce dernier l’a maintenu en détention préventive.