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Casablanca Une propriétaire se retrouve face à face avec un cambrioleur

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Agression
Au quartier Anassi, à Casablanca, un jeune cambrioleur pensait avoir tout calculé : l’absence de la famille, le silence des lieux, le butin à portée de main. Mais le retour inopiné de la propriétaire de l’appartement a tout fait basculer, entre agression et fuite précipitée. Quinze jours après, l’enquête tente toujours de percer son identité.

Il y a une quinzaine de jours, au quartier d’Anassi à Casablanca, un jeune homme a guetté un moment, tapi dans l’ombre d’un immeuble résidentiel. Son regard est resté fixé sur une porte précise, celle d’un appartement qu’il avait visiblement pris le temps d’étudier. Lorsque la famille qui y vivait a fini par quitter les lieux, persuadée de n’être absente que quelques heures, le jeune homme a compris que son moment était venu.

Avec une aisance déconcertante, digne d’une scène de film hollywoodien, l’intrus a forcé la serrure de la porte d’entrée sans éveiller le moindre soupçon dans l’immeuble. Une fois à l’intérieur, il a entrepris méthodiquement de fouiller chaque pièce, chaque tiroir, chaque recoin, à la recherche d’un seul et unique trésor : les bijoux et l’or que la propriétaire, une femme au foyer, conservait chez elle. Leur valeur totale s’élevait à cinquante mille dirhams. Ce malfrat a cru avoir tout le temps devant lui. Il s’est trompé. La porte de l’appartement s’est ouverte soudain. La propriétaire, rentrée plus tôt que prévu, s’est figée sur le seuil. Face à elle, un inconnu, au milieu de ses affaires éparpillées, les bras chargés de ses bijoux. L’effroi l’a saisie instantanément, une sensation glaçante de découvrir un étranger chez soi, dans son intimité la plus totale. Elle a tenté de crier. Ses tentatives d’appeler à l’aide, qu’elle espérait la sauver, ont précipité au contraire la suite des événements. Pris de panique à l’idée d’être encerclé par les voisins alertés, le cambrioleur s’est retourné contre elle. Il l’a frappée, l’a bousculée, avec une seule idée en tête, à savoir fuir avant qu’il ne soit trop tard. La violence de l’agression a laissé la victime sous le choc, meurtrie autant physiquement que moralement.

Profitant de la confusion qu’il venait de créer, le jeune voleur s’est échappé, ses poches et ses bras encore chargés du butin. Dans l’appartement, la femme est restée seule quelques instants, encore tremblante, avant que les voisins, alertés par ses cris, ne se précipitent enfin chez elle.
Les éléments de la police judiciaire relevant du district de Sidi Bernoussi, à Casablanca, ont été rapidement prévenus. Sur la scène du crime, ils ont tout examiné minutieusement. Ils ont recueilli le témoignage de la victime, encore bouleversée, ont interrogé les voisins présents, et ont entamé sans attendre les premières investigations. Depuis, l’enquête se poursuit sans relâche. Les policiers exploitent les enregistrements des caméras de vidéosurveillance installées aux abords de l’immeuble, dans l’espoir d’y déceler un indice, une silhouette, un visage. Les empreintes relevées sur place font l’objet d’une analyse approfondie.

Mais une question taraude les enquêteurs: comment le cambrioleur savait-il, avec une telle précision, que la maison abritait des bijoux de valeur, et surtout, qu’elle serait vide à ce moment précis ? Cette interrogation oriente désormais une partie des recherches vers l’entourage proche de la victime.
Sous la supervision du parquet général près la Cour d’appel de la capitale économique, les enquêteurs poursuivent leur travail de terrain, déterminés à retrouver la trace de l’auteur des faits et de ses éventuels complices.