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Commerçant, père de famille, cinquantenaire, pieux… et pédophile

Commerçant de son état et père de famille, un sexagénaire s’est retrouvé mouillé dans une affaire d’attentat à la pudeur sur un enfant. Jugé coupable, il a été condamné à dix ans de réclusion criminelle.

 

L’une des caractéristiques du profil des pédophiles, c’est qu’ils sont connus par des enfants dont ils abusent. Et l’homme qui a comparu, récemment, devant la chambre criminelle près la Cour d’Appel de Casablanca et soupçonné d’avoir abusé sexuellement d’un enfant de cinq ans n’est autre que le commerçant du quartier où demeurent les parents de la victime. Bref, il est connu par l’enfant qui se rendait à chaque fois chez lui pour acheter des bonbons, du chocolat, des gâteaux, des yaourts, etc. Mais, jamais personne ne pensait qu’il est un pédophile surtout qu’il est âgé de cinquante-et-un ans, père de famille qui demeure dans la région de Taroudant, un croyant et pieux qui fréquente quotidiennement la mosquée pour effectuer les cinq prières.
«Satan m’a séduit…». C’est la phrase qu’il répétait à chaque fois que le président de la Cour lui posait une question ou lui demandait une explication. Bref, implicitement, il a avoué son crime d’attentat à la pudeur sur un mineur avec violence. Une poursuite stipulée par les dispositions de l’article 485 du code pénal modifié et complété par la loi n°24.03 qui prévoit une peine de réclusion de dix à vingt ans. Or, même si l’aveu est une preuve parfaite et suffisante pour établir la culpabilité, la Cour a interrogé l’enfant afin de se convaincre s’il y a effectivement violence ou pas. A ce propos, l’enfant qui se tenait debout sur une chaise pour s’approcher du président de la Cour qui lui demandait une explication a précisé que la première fois que le mis en cause avait abusé de lui l’a tenu par le bras pour le faire rentrer à l’intérieur de son commerce. Avec violence, il lui a ôté son pantalon et sa culotte pour lui faire des attouchements avant de mettre son sexe sur son corps. Avant de le relâcher, il l’a menacé de meurtre s’il osait dire quoi que ce soit à ses parents. L’enfant a révélé à la Cour qu’à chaque fois il l’obligeait à renter à son commerce pour abuser de lui tout en lui donnant des bonbons ou du chocolat. En effet, sa mère lui a demandé, la dernière fois, la raison pour laquelle le commerçant du quartier lui en donnait. Et l’enfant a révélé le secret pour qu’elle le conduise chez la police. Une plainte a été portée contre le mis en cause qui a fini par avouer son crime. A-t-il abusé d’autres enfants du quartier ? Le mis en cause a répondu négativement.
Après le réquisitoire du représentant du ministère public qui a requis la peine maximale et la plaidoirie de l’avocat de la défense qui a réclamé de faire bénéficier son client des circonstances atténuantes, la Cour s’est retirée de l’audience pour délibérer.
Verdict : Faisant bénéficier le mis en cause des circonstances atténuantes, la Cour a rendu son verdict en le condamnant à dix ans de réclusion criminelle.

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