Trafic d’êtres humains
La chambre criminelle de la Cour d’appel de Casablanca a rendu son verdict, mardi 10 mars, dans une affaire de traite d’êtres humains impliquant des mineurs. En effet, une femme a été condamnée à sept ans de réclusion criminelle pour avoir exploité sexuellement des adolescentes, tandis qu’un complice a été acquitté pour manque de preuves. Jugée en état d’arrestation, la prévenue a été reconnue coupable de plusieurs chefs d’accusation graves, principalement le délit de traite des êtres humains sur mineurs. Les faits, qui se sont déroulés à Dar Bouâazza, ont révélé un mode opératoire sordide. Selon l’accusation, la femme attirait et hébergeait de jeunes filles en situation de vulnérabilité afin de les prostituer. L’enquête a mis en lumière le parcours tragique de l’une d’elles, une mineure ayant fui le domicile familial deux ans plus tôt et vivait dans la rue, où elle a sombré dans la toxicomanie et la prostitution. Outre la traite des êtres humains, la mise en cause était poursuivie de consommation de drogue, complicité de viol sur mineure de moins de 18 ans ayant entraîné la défloration, ainsi que de vol avec arme. En revanche, le second mis en cause, poursuivi en état de liberté pour attentat à la pudeur sur une mineure, a été acquitté par la même chambre, faute de preuves suffisantes.









