A l’origine des deux meurtres, de simple différends entre jeunes hommes.
Disputes : Deux meurtres distincts sont survenus à soixante-douze heures d’intervalle à Errachidia et à Bouknadel qui relève de la préfecture de Salé. Les victimes sont deux jeunes hommes. Dans les deux affaires, des différends personnels ou familiaux ont dégénéré en agressions mortelles à l’arme blanche.
C’était la nuit du lundi au mardi, 26 au 27 janvier, au quartier Chaâba à Errachidia qu’un jeune homme, la trentaine, a succombé à un coup de couteau asséné à l’abdomen, apprend-on de source judiciaire. En effet, la victime a eu une altercation avec un jeune homme, membre de sa famille. La dispute s’est rapidement transformée en agression physique, entraînant sa mort malgré les tentatives de secours. Après avoir commis son crime, le mis en cause a pris la fuite, profitant de la confusion et de la panique provoquées par l’incident. Alertés, les éléments de la police judiciaire relevant de la sûreté d’Errachidia se sont dépêchés sur les lieux avant de mobiliser tous leurs moyens afin d’identifier et localiser le mis en cause. A ce propos, les enquêteurs ont procédé au bouclage du périmètre de la scène du crime, à la collecte des indices nécessaires et à l’audition des témoins alors que le cadavre de la victime a été évacué vers la morgue de l’hôpital régional Moulay Ali Cherif pour être soumis à une autopsie. En moins d’une douzaine d’heures, le mis en cause a été localisé et arrêté. Le mobile du crime n’était qu’un simple malentendu, a ajouté la même source judiciaire.
Un drame similaire s’est produit trois jours plus tôt, vendredi 23 janvier, au douar Douslime situé à la ville de Bouknadel qui relève de la préfecture de Salé. La victime est également un jeune homme d’une trentaine d’années. En effet, la victime gardait depuis quelque temps rancune à son agresseur, un jeune homme, âgé de vingt-six ans, employé à l’ancien marché de gros des fruits et légumes. Une dispute liée à un différend qui remonte à quelques mois a dégénéré en une confrontation violente au cours de laquelle une arme blanche a été utilisée, la victime est décédée sur place. Le mis en cause ne s’est pas contenté de le tuer, mais il lui a sanctionné les veines des deux mains et les nerfs des deux jambes avant de lui fracasser la tête avec une arme blanche et prendre la poudre d’escampette. Alertés, les limiers de la gendarmerie royale se sont rendus sur la scène du crime avant de déployer un important dispositif sécuritaire et lancer une vaste opération de ratissage dans la forêt voisine et les zones environnantes afin d’empêcher la fuite du suspect hors de la ville. Ce dernier a été arrêté environ une heure après les faits, en possession de l’arme du crime.
Dans les deux affaires, les mis en cause ont été placés en garde à vue et traduits ensuite devant la justice.










