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Dix ans de prison ferme pour un drogué qui a tué sa mère

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Chômeur et drogué, il menait la vie dure à sa famille surtout à sa mère sur laquelle il se rabattait pour se procurer sa dose quotidienne de haschisch mais le jour où elle a refusé, n’ayant pas le moindre sou, il l’a tuée.

 

«Je ne voulais pas tuer la victime». C’est la phrase que répètent les mis en cause poursuivis, soit pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner, soit pour homicide volontaire ou involontaire, lorsqu’ils comparaissent devant les magistrats de la chambre criminelle. C’est le cas de ce jeune homme, âgé de vingt-huit ans, qui comparaît devant la Cour à la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca. Mais, le président lui explique qu’il ne devait même pas lui dire «ouf», à plus forte raison la toucher, car elle est sa mère. Bref, ce jeune homme a perpétré un matricide.
«Je l’ai juste poussée pour qu’elle tombe dans les escaliers», précise-t-il à la Cour. En guise de réponse le président lui demande s’il est conscient de ce qu’il dit. Le jeune homme se contente de baisser les yeux. Présentant son témoignage, son frère aîné le décrit comme un drogué, agressif et sans pitié envers ses parents. Il précise qu’il ne s’agit pas de la première fois qu’il rudoie sa mère. Quant à son père, il affirme que le mis en cause est très agressif et qu’il ne leur foutait la paix qu’une fois que sa mère lui remettait de l’argent pour acheter sa dose en haschich. Il précise qu’il ne se trouvait pas, ni lui, ni son fils aîné, à la maison au moment du crime. Ils étaient à leurs emplois. Seul s’y trouvait le mis en cause qui est au chômage. Selon les informations consignées dans le procès-verbal de son audition, il passait son temps à se droguer ou s’enivrer en compagnie de quelques chômeurs du quartier.
Le jour «J», il était 17 h lorsqu’il est rentré chez lui. Il n’y avait que sa mère, une femme au foyer, âgée de quarante-huit ans. Il lui a demandé une somme d’argent mais elle n’en avait pas. Elle lui a demandé de la laisser tranquille. Hors de lui, il l’a poussée violemment pour qu’elle tombe dans les escaliers et se cogne la tête. Elle a rendu le dernier soupir chez elle alors que le meurtrier a déjà quitté les lieux pour rejoindre sa tante paternelle chez laquelle il a été arrêté. Devant la Cour, il a exprimé son regret mais le mal est déjà fait.
Verdict : Dix ans de réclusion criminelle.

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