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Fès : Verdict dans l’affaire du psychiatre accusé de traite des êtres humains

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Lourdes peines
La chambre criminelle près la Cour d’appel de Fès a prononcé, lundi soir, de lourdes peines à l’encontre des mis en cause dans l’affaire de traite des êtres humains (cf. notre édition n°6097 du jeudi 26 février 2026).

Le principal accusé, un psychiatre, a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle assortie d’une amende de 200 mille DH après avoir été jugé coupable pour traite des êtres humains et détention et consommation de drogue et son cousin, menuisier de son état, à 5 ans de réclusion criminelle assortie d’une amende de 50 mille DH. Un photographe a écopé de 6 ans de réclusion criminelle. Quant aux trois autres complices, un infirmier à la retraite, un ressortissant belge installé au Maroc propriétaire d’un riad et sa secrétaire, chacun d’eux a été condamné à un an de prison ferme. Le septième mis en cause, un professeur universitaire, a écopé de 6 mois de prison ferme.
Rappelons que cette affaire a été révélée en juillet 2025, à la suite d’une plainte déposée par l’épouse du psychiatre qui a découvert dans son téléphone des vidéos compromettantes montrant des scènes de débauche organisées au domicile conjugal. Une enquête a été ouverte et a révélé que le psychiatre, dirigeant d’une clinique spécialisée dans le traitement des addictions, profitait de sa position pour attirer de jeunes femmes, dont certaines patientes, de les droguer à leur insu et de les exploiter sexuellement. L’enquête a révélé que le praticien n’agissait pas seul, mais avec la complicité de six autres personnes, identifiées, arrêtées et jugées coupables.