Mort pour un MP3

Mort pour un MP3

À son trente et unième printemps, Hamid. J. est sorti de chez lui pour ne jamais y retourner. Sa mère l’attendait vainement. Elle est allée le chercher dans les champs, chez ses amis, dans les coins qu’il fréquentait souvent. Sans résultat.

Nous sommes dans la commune rurale Zaouiat Ben Hmida, caïdat de Talmest, province d’Essaouira. Comme une folle, cette mère de famille cherchait son enfant, encore célibataire. A-t-il quitté le douar sans la prévenir ? Peut-être, même si cette idée était fortement présente dans son esprit, elle n’a pas prévenu la gendarmerie royale, mais a continué à le chercher en compagnie de quelques jeunes du douar. Et enfin, elle l’a trouvé corps sans âme, gisant dans une mare de sang, dans un moulin à huile d’olive situé juste à côté de la route nationale, pas loin du douar Aït Al Yamani. Sous l’effet du choc, elle a perdu connaissance.

Les éléments de la gendarmerie royale du commandement d’Essaouira ont été alertés. Ils se sont dépêchés sur les lieux. Une enquête minutieuse a été diligentée. D’abord, ils ont remarqué que l’homme était tout nu et portait des blessures.

En premier lieu, les limiers de la gendarmerie royale se sont adressés directement à ses amis. Ils les ont interrogés l’un après l’autre. Rien ne les incriminait. Seulement, tout le monde a remarqué la disparition de son ami intime, Mohamed. M. T, âgé de vingt-six ans. Où est-il ce jeune qui se trouvait le plus souvent en sa compagnie ? Tout le monde s’est lancé à sa recherche puisqu’il est devenu l’accusé n°1. Quelques heures plus tard, il a été trouvé dans une construction ruinée et abandonnée, les vêtements maculés de sang. Les limiers ont trouvé sur lui la carte d’identité nationale, le téléphone portable et un MP3 du défunt.

Soumis aux interrogatoires, il a rapidement avoué être le meurtrier. Il a précisé qu’ils étaient sous l’effet de l’alcool quand ils ont couché ensemble. Tout d’un coup, il lui a demandé de lui prêter son MP3. Mohamed a refusé. Et c’est la goutte qui a fait déborder le vase. «Je l’ai tué avec quelques coups de couteau», a-t-il avoué tout en exprimant son regret de l’avoir fait.

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