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Pour viol et agression, un brigand écope de 6 ans de réclusion

Nous sommes à la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca. Au box des accusés, se tenait Abderrahim, la trentaine, célibataire et sans profession. Tête rasée comme un Skinhead, portant un tricot en coton marron et un jean bleu, il semblait être sûr de lui. «Elle était ma copine, M. le président…», a-t-il affirmé avec l’air hautain. Elle s’appelle Farida. À son vingt et unième printemps, elle venait d’être embauchée dans une société installée au quartier Aïn Sebaâ. «Je ne l’ai jamais connu, M. le président… », a-t-elle répliqué sur un ton sévère. «Non, M. le président, elle ment… », a-t-il indiqué pour se disculper ou pour au moins se bénéficier des circonstances atténuantes. Cependant le parcours de sa vie prouve qu’il est le menteur. Dès son adolescence, il a quitté définitivement les bancs de l’école. Ses parents ont trouvé des difficultés pour le convaincre à rejoindre une école de formation privée afin d’apprendre un métier. Mais en vain. Il n’avait l’intention que de passer les meilleurs moments de sa vie dans les coins du Carrière Khlifa, à Hay Mohammedi où il a vu le jour et a grandi. En compagnie de ses amis dont la majorité sont des chômeurs, il a appris à s’enivrer et à se droguer. Mais qui devait lui verser l’argent nécessaire pour avoir sa dose quotidienne ? Personne. Pour en avoir, il a commencé à subtiliser tout ce qu’il trouvait devant ses yeux chez ses parents : argent, montre, vêtements, ustensiles de cuisine…qu’ils revendaient  ensuite aux marchés aux puces. Au fil du temps, il a passé à une nouvelle étape de délinquance : les agressions à main armée. Ce qui lui a coûté deux peines d’emprisonnement ferme.
Dans l’une, il a purgé une peine de trois mois de prison ferme et dans l’autre, il a passé huit mois sous les verrous. Il a purgé une troisième peine de quatre ans de prison ferme après avoir agressé une jeune fille et l’avoir violée.
Farida semble être son deuxième cas d’agression et de viol. Elle était de retour de son emploi quand elle a été croisée par Abderrahim. Un couteau sur sa nuque était suffisant pour qu’elle ne bouge plus et lui cède facilement. Elle lui a remis facilement son sac à main à l’intérieur duquel il a trouvé un téléphone portable et une somme d’argent de cinquante dirhams. Seulement, il l’a obligée à l’accompagner vers un terrain vague encerclé par un mur. Sinon, il l’a menacée de meurtre. Incapable de refuser, elle lui a obtempéré. Et Abderrahim l’a violée sans pitié avant de l’abandonner. Ce sont des jeunes en passage qui l’avaient aidée à recourir à la police pour dénoncer son agresseur et violeur.
Pas moins de deux heures de recherches, les limiers l’ont mis hors d’état de nuire. Jugé coupable, Abderrahim a été condamné à six ans de réclusion criminelle.

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