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Sefrou : Un banquier détourne 170 mille dirhams

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Détournement de fonds
À Aïn Chekkak, un contrôle de routine dans une agence bancaire a révélé une anomalie de 170 mille dirhams début juillet. L’enquête de la gendarmerie royale a mené à l’arrestation d’un employé, qui a reconnu les faits.

Dans une petite agence bancaire nichée au cœur de la commune rurale d’Aïn Chekkak, province de Sefrou, personne ne se doutait qu’un simple contrôle de routine réalisé au cours de la première semaine du mois courant, juillet, allait mettre au jour une affaire aussi sérieuse. En vérifiant les comptes, les responsables remarquent la disparition d’environ 170 mille dirhams, sans explication. L’inquiétude gagne rapidement les équipes sur place, avant que l’information ne remonte jusqu’à la direction centrale de la banque. Consciente de la gravité des faits, la direction dépose une plainte officielle auprès des autorités judiciaires. L’affaire est alors confiée aux éléments de la gendarmerie royale du centre territorial d’Aïn Chekkak, chargés d’ouvrir une enquête de terrain minutieuse. Les gendarmes se mettent au travail, épluchent les opérations, recoupent les informations, interrogent les témoins.

Peu à peu, l’étau se resserre autour d’un employé de l’agence elle-même. L’homme, qui connaît parfaitement les rouages internes de l’établissement, est soupçonné d’avoir profité de sa position pour accéder à des données et à des opérations bancaires de manière illégale. A la fin des recherches, il est arrêté par les enquêteurs et placé en garde à vue. Face aux gendarmes, dans un procès-verbal officiel, l’homme finit par reconnaître les faits qui lui sont reprochés. Ses aveux consignés, le dossier est transmis au procureur du Roi près le tribunal de première instance de Sefrou. Ce dernier, au vu des éléments réunis, décide de le poursuivre non pas pour un seul chef d’accusation, mais pour quatre délits distincts, à savoir abus de confiance, faux et usage de faux en écriture bancaire, accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données, et introduction frauduleuse de données dans ce même système.

Le procureur du Roi estime que les garanties de représentation font défaut et que la gravité des actes justifie une mesure ferme en le plaçant en détention préventive avant qu’il soit présenté devant la chambre correctionnelle près le tribunal de première instance à Sefrou.
Deux victimes sont convoquées pour venir témoigner et exposer, à leur tour, leurs préjudices.