Trafic de drogues et blanchiment d’argent: Deux Marocains jugés à Strasbourg

Trafic de drogues et blanchiment d’argent: Deux Marocains jugés à Strasbourg

C’est une grosse affaire. Deux Marocains faisant partie d’un réseau de trafic de drogues et d’acheminement d’argent à Strasbourg. C’est hier,  lundi 2 juin 2014  que s’est ouvert leur procès pour trafic de drogue au tribunal correctionnel de Strasbourg.

Dans ce dossier qui a mis presque deux ans à l’instruction, ils sont quinze personnes en tout à comparaître pour avoir organisé le transport et le blanchiment de grosses sommes d’argent entre plusieurs pays d’Europe et le Maroc. Deux des prévenus sont marocains. Ils vivent à Avignon depuis de longues années.  Mais ils officiaient surtout dans l’Est de la France. Selon le dossier de l’instruction, en l’espace de six mois, sur une période s’étalant de novembre 2011 à mai 2012, la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Strasbourg estime que plus de dix millions d’euros sont passés entre les mains de différents «collecteurs de fonds».

Pour la police française,  ce sont des hommes, pour la majorité recrutés au Maroc, qui acheminent les recettes des trafiquants de stupéfiants. Toujours selon la police française, l’un des principaux suspects est Najim Azaouaghe. C’est un Strasbourgeois, âgé de 37 ans.

La DIPJ le suspecte d’avoir récupéré presque 3,5 millions d’euros auprès de différents trafiquants de drogue opérant dans la région Est de la France. L’argent passait d’une voiture à une autre car les rencontres se faisaient souvent dans des parkings comme ceux du Centre hospitalier universitaire ou du magasin Ikea de Strasbourg.  Selon le dossier français, la commission du dénommé Najim Azaouaghe était de 0,5%.

Le mode opératoire du Marocain consistait à collaborer avec un autre as de la collecte, résidant en Hollande, appelé Mohamed Maghnouj, âgé de 45 ans. Ce dernier aurait blanchi une partie  de l’argent sale en achetant des engins de chantier qu’il aurait expédiés  au Maroc.

La police française a collecté d’autres témoignages et des aveux impliquant les deux Marocains, qui auraient laissé de nombreux indices lors de leurs échanges avec d’autres collecteurs, à leur service. Pour rappel, les deux hommes ont été arrêtés le 10 novembre 2012. Lors de leur interpellation, la police a découvert  dans une voiture, entre la banquette arrière et le coffre, près de 300.000 euros.

L’affaire qui passe devant la justice n’a pas livré toutes ses ramifications. Tout porte à croire que d’autres réseaux pourraient être démantelés dans le cadre d’un trafic juteux entre l’Europe et le Maghreb.

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