Youssoufia : Il falsifie la requête de divorce pour que son frère ne verse pas la compensation de la Moutâa

Youssoufia : Il falsifie la requête de divorce pour que son frère ne verse pas la compensation de la Moutâa

Il affirme avoir déposé au nom de son frère la requête de retour au foyer conjugal et au nom de sa belle-sœur celle concernant le divorce pour cause de discordance.

A Echemmaia relevant de la province de Youssoufia, cette femme mariée reçoit une convocation pour se présenter au centre du juge résident. Pour quelle raison ? Elle est sûre qu’elle n’a aucun malentendu avec quiconque. Le meilleur moyen de le savoir est de s’y rendre. Quelle ne fut sa surprise quand l’un des fonctionnaires lui demande pourquoi elle a déposé une requête de divorce pour cause de discordance (Chiqaq). Elle n’a jamais déposé une telle demande auprès de la justice contre son mari, un résident marocain en Europe, répond-elle. De plus, il ne se trouve pas au Maroc, mais dans le pays où il réside.

Qui a déposé alors en son nom la demande de divorce ? Mais elle n’est pas au bout de ses surprises, puisqu’elle découvre qu’il y a également une requête de retour au foyer conjugal portée contre elle. Et les deux requêtes portent la même signature. Passé l’effet de la surprise, elle s’empresse d’aller porter plainte, copies des deux requêtes en main (le divorce et le retour au foyer conjugal) en mettant directement en cause son beau-frère. Une enquête est diligentée par les éléments de la gendarmerie royale de Youssoufia. Convoqué, le beau-frère nie avoir un lien avec cette histoire. Mais martelé de questions, il craque et avoue qu’il est bel et bien la personne qui a déposé les deux requêtes.

Il affirme avoir déposé au nom de son frère la requête de retour au foyer conjugal et au nom de sa belle-sœur celle concernant le divorce pour cause de discordance. Et d’assurer qu’il a agi sur demande de son frère. Mais pour quel mobile ce RME n’a-t-il pas déposé, en son propre nom, la requête de divorce sans recourir à son frère? La réponse est toute simple : il ne veut pas verser à sa femme les allocations compensatrices, la Moutâa.
Le beau-frère a été arrêté et traduit devant la chambre correctionnelle près le tribunal de 1ère instance de Youssoufia qui l’a jugé coupable pour faux sur une écriture publique et usage de faux et l’a condamné à 5 mois de prison ferme assortie d’une amende de 2.000 DH et des dommages et intérêts de l’ordre de 3.000 DH.

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