1200 jeunes sont menés en bateau dans l’opération Al Najat à El Jadida. Aujourd’hui une certaine gêne se lit sur les visages des interrogés. Quoi au juste ? Ce doute qui, l’on sent, gagne même certains des responsables de l’Agence. «On ne fait que répondre à un appel d’offres», disent-ils.
Une crainte que partagent d’autres comme un haut responsable de la province d’El-Jadida qui doute de la véracité de cette opération pour plusieurs considérations dont principalement le choix de candidats ne disposant d’aucune formation professionnelle et le prolongement de l’inscription des candidats. Du côté des retenus, ce serait une catastrophe si jamais cette opération se révèlerait une arnaque. Pour A.A, rien que pour disposer de quoi amortir les frais de la visite médicale, des déplacements à El-Jadida ou à Casablanca et de quoi monter mon passeport, ma famille a dû vendre ses biens. Et si jamais c’est une arnaque, quelle serait la réaction des bernés ? La réponse diffère d’un interrogé à un autre. A.A n’hésitrait pas à se suicider. Car, il estime avoir dépouillé ses parents de leur unique bien qui leur serait très difficile de récupérer s’il ne travaille là où on lui a promis. B.H, lui, « C’est une marche de protestation vers la Capitale qu’on organisera. » Quant à F.R, il estime que ce sont les autorités qui devraient s’engager pour nous dédommager. « Parce qu’on n’a pas voulu nous inscrire au début et ce sont elles qui nous ont incité à « profiter de cette aubaine inouïe qui ne se présente pas tous les jours.
Aujourd’hui, les gens retenus osent -à peine- y croire encore. Ils courent toujours, sans conviction dans la majorité des cas pouvoir réunir les pièces demandées dans les délais .









