ALM : Comment évolue le débat au PPS concernant sa participation ou non au gouvernement ?
Abdel Ahad El Fassi : Le chef de gouvernement a récemment rencontré le secrétaire général du PPS accompagné de la commission désignée par le parti. Il s’en est suivi un débat positif. Le chef de gouvernement a eu des propos extrêmement constructifs en souhaitant la participation de notre parti. Il a témoigné de notre poids historique supérieur à ce qu’ont reflété les résultats obtenus lors du scrutin du 25 novembre. Il a exprimé la grande estime qu’il porte au PPS pour la qualité de ses cadres et militants. Il a aussi noté les convergences entre le programme du PJD et celui du PPS et la valeur ajoutée de ce dernier en ce qui concerne des points comme la bonne gouvernance et les libertés individuelles. Mais à l’heure actuelle aucune décision n’a été prise au niveau de notre parti. Il faudrait pour cela attendre la réunion du comité central prévue en milieu ou en fin de cette semaine.
Que pensez-vous de la position du bureau politique de l’USFP qui semble avoir opté pour l’opposition ?
La position de l’USFP est respectable, elle a ses arguments. Aussi on ne peut pas ne pas prendre en considération la position du bureau politique de l’USFP qui a choisi l’opposition.
Nous restons attentifs au débat qu’il y a à l’USFP et à la décision de son conseil national qui devait trancher hier. Au niveau du parti, sans rester insensibles aux positions de nos alliés, nous prendrons notre décision en toute autonomie. Mais pour ce qui est de mon avis personnel, je pense qu’il ne faut pas que les considérations internes d’un parti prennent le pas sur des considérations portant sur l’intérêt général du pays. Il faut aussi tirer les conséquences du vote des Marocains.
N’y a-t-il pas une tendance qui se dessine au sein du PPS ?
La tendance est que si l’hypothèse de la participation est à envisager, nous souhaitons que cela se fasse dans le cadre d’une position commune entre les composantes de la Koutla. Ceci sachant qu’il y a au sein des partis de la Koutla des points de vue divers qui s’expriment par rapport à la participation.
Qu’en est-il justement de la réunion de la Koutla tenue ce samedi ?
Samedi en milieu de journée, les responsables des trois partis se sont réunis par souci de coordination. Par ailleurs, chaque parti vit sa propre dynamique de débat. Le parti de l’Istiqlal est prêt à participer au gouvernement mais sans les membres du G8. Chez nous, il y a une position favorable à la participation du gouvernement, mais avec la Koutla et dans le cadre d’ une coalition gouvernementale basée sur un programme commun et des orientations claires. Ainsi aujourd’hui nos choix devraient, avant tout, être basés sur une logique consacrant le développement de la démocratie, la stabilité et le respect du choix du peuple, loin de toutes ambitions personnelles ou polémiques qui peuvent apparaître à la veille de la constitution du gouvernement.









