ALM : Des syndicats reprochent au gouvernement son manque d’ engagement afin d’institutionnaliser le dialogue social ?
Abdeladim El Guerrouj : Il faut repositionner tout ce qui se dit. Le gouvernement, que ce soit à travers son programme ou son action, a toujours œuvré pour institutionnaliser le dialogue social. Ceci se traduit concrètement par le fait qu’après l’investiture du gouvernement, j’ai effectué une tournée dans les sièges des cinq centrales syndicales les plus représentatives pour nouer avec ces dernières des relations, basées sur le dialogue, la concertation et la franchise. Un mois et demi après, le chef de gouvernement a présidé un dialogue national avec les syndicats. Par la suite, à l’issue de deux réunions concernant le secteur public, on a réussi à trouver un terrain d’entente avec les syndicats : une convergence en ce qui concerne la démarche à suivre pour garantir l’efficacité dans la gestion des différents sujets et une feuille de route au sujet de six commissions thématiques créées.
Quand démarrent les travaux de ces commissions ?
La première réunion de ces commissions devrait avoir lieu ce mardi et concerne l’application de l’accord 2011. Une deuxième commission doit se réunir mercredi. Toutes les autres commissions démarreront leurs travaux au cours des prochaines semaines. Ceci a été possible après un travail de coordination avec les syndicats, préparation de leurs dossiers revendicatifs, désignation des représentants des syndicats pour chaque commission… Tout ceci s’est déroulé selon une démarche commune et des structures concertées. Je suis donc étonné qu’on dise que le gouvernement ne souhaite pas honorer ses engagements. D’autant plus que le gouvernement exerce sa mission à peine depuis 4 mois et une semaine.
Quels sont les points de l’accord social qui ont été appliqués à ce jour ?
Il faut savoir que cet accord a coûté au gouvernement 13 milliards Dh soit 1, 8 du PIB. On cite parmi les points appliqués l’augmentation de 600 dh dans les salaires des fonctionnaires publics. Il y a aussi eu l’amendement des statuts de la fonction publique. Et là nous œuvrerons à poursuivre la réalisation des autres accords qui restent.
Qu’en est-il de la stratégie de modernisation du secteur public que vous proposez ?
Notre stratégie de modernisation de l’administration a un objectif premier, celui de mettre le citoyen au cœur des préoccupations de l’administration afin que celle-ci soit à son service. Ceci passe entre autre par la simplification des procédures administratives , il est question de 100 procédures les plus demandées (70 destinées aux citoyens et 30 aux entreprises). Nous œuvrons ainsi à l’amélioration de la qualité des services dédiés aux citoyens mais aussi ceux destinés à l’entreprise. Car l’entreprise nous importe aussi dans la mesure où on l’on doit encourager l’investissement et participer à dynamiser l’économie. Troisième objectif de cette stratégie est de faire en sorte que la gestion de l’administration se fasse plus par les objectifs et non par les moyens. Nous travaillons dans ce sens pour une meilleur gestion et valorisation du capital humain, ainsi qu’une révision de l’organisation administrative pour plus de proximité avec le citoyen.









