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Abdellah Bekkali : «Il s’agit d’un précédent grave»

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À l’issue d’une réunion tenue, samedi 21 février, le Syndicat national de la presse marocaine ( SNPM), s’est déclaré consterné par les propos tenus par la chaîne de télévision 2M, à l’égard de l’animatrice de l’émission «Fil Wajiha», Malika Malek. Dans une réaction première faite à ce sujet, le secrétaire général adjoint du syndicat, Abdellah Bakkali, a qualifié d’insulte grave le terme de chantage employé par la direction de cette chaîne à l’adresse de la journaliste précitée. Car, ajoute-il, en guise de précision il est anormal de voir des directions d’entreprises faire ressortir des accusations de la sorte à chaque fois qu’il y ait un malentendu avec un de ses employés. Il s’agit donc un précédent gravissime qui se doit d’être réparé. Pour le bien de 2M et la dignité de son personnel.
D’où la nécessité pour la direction de retirer ses propos. D’un autre côté, le SNPM réitère ses positions portant sur le soutien de principe à la journaliste et compte, à la fois, entendre de manière plus approfondie la version de Mme Malak et entamer les démarches nécessaires auprès de la direction de cette chaîne en vue du règlement de ce litige.
Cela dit, de sources fiables, nous apprenons que l’intéressée aurait été contacté par différents milieux en vue de s’abstenir à faire des déclarations à ce sujet, sachant que depuis la semaine dernière, la situation n’a pas évolué officiellement. Malika Malak, rappelle-t-on, a été privée, en tant que freelance, de ses indemnités pour le mois de janvier. Ses employeurs justifient cette mesure par le non-lieu de son émission durant ce mois. Ce à quoi elle répond que son travail était accompli et qu’elle était prête pour l’émission qui devait recevoir le président de la CGEM (Confédération générale des entreprises du Maroc), Hassan Chami.
L’émission a été reportée, mais non la polémique. La direction de 2M annonça mardi dernier qu’elle avait été l’objet d’un chantage de la part de l’animatrice de Fil Wajiha qui l’a sommée de lui verser ses indemnités. Faute de quoi, elle ne présenterait pas l’émission. «Je ne fais pas l’émission, tant que je n’ai pas le chèque», aurait-elle dit, selon les propos de la direction de la chaîne d’Ain Sebaâ.
Un fait accompli inacceptable que la journaliste rejette, sachant que les rapports de force ne lui permettent pas une telle bévue, et ce, d’autant plus que personne ne recourt dans son domaine à ce genre de pratiques.
Bref, des sources concordantes parlent d’une éventuelle rencontre prévue mercredi prochain entre Mme Malak et la direction de 2M, qui sera déterminante pour le dénouement de cette affaire, considérée par des observateurs comme l’aboutissement d’un processus régressif qui a commencé bien avant l’incident du 17 février.

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