Couverture

Awrach 2 : priorité aux TPE et aux non-diplômés

Une mise en pratique du programme propulsée par la signature de ces quatre conventions et justifiée par le succès de la première version. Un bilan satisfaisant mis en avant par l’ensemble des signataires. (D.R)

 Awrach 2 est concret. Il prend de nouvelles dimensions pour cette édition pratiquement lancée par la signature, mardi à Rabat, de 4 conventions. Des documents paraphés par les départements et les établissements en charge, notamment les départements de Sekkouri et Lekjaa ainsi que la CNSS et l’Anapec. Voici les détails.

Les conventions signées se veulent, d’après le ministre Sekkouri, de «concrétiser le programme Awrach 2». Les nouveautés en étant, en premier, de «capitaliser sur la première version concernant les chantiers provisoires». (D.R)

Le programme Awrach est concrètement de retour pour une deuxième édition. Une mise en pratique propulsée par la signature de ces quatre conventions et justifiée par le succès de la première version. Un bilan satisfaisant mis en avant par l’ensemble des signataires.
A commencer par le ministre de l’inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences.

Un travail acharné dans les coulisses
Intervenant en ouverture de cette rencontre, Younes Sekkouri s’explique d’abord sur les raisons de l’organisation de cet événement. «Cette cérémonie pouvait bien se dérouler sans protocole, mais nous y avons tenu en présence du ministre », précise le responsable gouvernemental en allusion à Fouzi Lekjaa. M. Sekkouri, qui cite également les directeurs généraux des établissements en charge, notamment la CNSS et l’Anapec, ne manque pas de louer Awrach I qui, pour lui, a « connu un succès l’an dernier ». « Un succès qui vient au bout de la chaîne. En d’autres termes, ceux qui travaillent directement avec les associations et qui font directement les chantiers. Cependant, si ce programme a réussi c’est parce qu’il y a des choses qui se déroulent dans les coulisses, qui sont invisibles et qui donnent un succès précis », avance le ministre en charge de l’emploi. Par la même occasion, il donne un exemple. « Le plus important c’est que les personnes qui ont perçu leurs salaires dans le cadre d’Awrach, c’était à temps. Si ce n’était pas le cas, nous aurions eu de grands problèmes et le programme n’aurait pas eu de crédibilité », illustre-t-il. Le tout en saisissant l’opportunité de son passage pour devoir une fière chandelle au ministre délégué chargé du budget pour « l’appui et plus que le soutien ». « Il y avait un accompagnement d’un genre nouveau. Un accompagnement qui n’est pas fréquent puisque nous n’avons pas beaucoup de tels programmes. Les programmes sont censés être prêts au bon moment tout comme toutes les procédures précises », poursuit M. Sekkouri. Dans ce sens, il évoque le manuel de procédure qui fait qu’il y ait des écueils énormes si ce n’est l’exactitude de ce document. Quant aux conventions, elles se veulent, d’après lui, de «concrétiser le programme Awrach 2». Les nouveautés en étant, en premier, de « capitaliser sur la première version concernant les chantiers provisoires ». La deuxième particularité porte sur « l’appui à l’intégration durable ». Dans ce sens, il en rappelle la durée de 24 mois devenue 12. L’objectif ultime étant d’intégrer « l’entreprise et la TPE, notamment tout en essayant d’accompagner les chercheurs d’emploi et ceux qui sont vraiment dans le besoin surtout les non-porteurs de diplômes ». Comme il l’avance, environ 70%, d’après ce programme, sont non-porteurs de diplômes. «C’est la première fois que nous avons un programme gouvernemental orienté à cette catégorie de citoyens », s’exprime-t-il en rappelant que ce programme est conçu dans une démarche participative avec beaucoup d’efforts.

Du côté de Lekjaa
Pour sa part, le ministre délégué chargé du budget indique avoir « vécu l’expérience de la 1ère édition depuis qu’elle a vu le jour jusqu’à son évaluation ». Et ce n’est pas tout! Fouzi Lekjaa voit ce programme sous un autre angle. « C’est un projet important de par la conjoncture vécue après la pandémie de la Covid-19 à l’instar d’autres pays», poursuit-il. Entre-temps, il rappelle la problématique de l’emploi et la difficulté de l’entreprise connues de tout le monde. «Hélas, au moment où le monde récupère ses capacités, la guerre géostratégique, qui est toujours là, a également impacté directement la dynamique économique mondiale», ajoute le ministre qui cite aussi l’emploi à cet égard. Pour lui, « des programmes comme Awrach apporteront des réponses précises aux questions dans une conjoncture sensible». «Ce qui importe également c’est qu’ils garantiront l’intervention de façon équitable dans différents domaines de par le Royaume et ils concernent l’ensemble des couches sociales », ajoute M. Lekjaa qui évoque des associations qui ont contribué, participé et bénéficié de ce programme et comprennent des énergies. « Nous serons mobilisés pour réussir Awrach 2. Et je crois que le parcours se poursuivra parce que la crise continuera à avoir des impacts lors des prochaines années. Ceux qui croyaient que cela finira dans quelques temps se trompent alors que le monde est versatile. L’adhésion à la réussite de ce programme sera un des leviers qui allégeront l’impact de cette crise», conclut-il.

Teneur des conventions
Dans les détails, la première convention-cadre est paraphée par le ministre de l’inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, le ministre délégué chargé du budget, le directeur général de la CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale) et le directeur général de l’Anapec (Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences). Cette convention comprend des mesures de gestion de salaires et primes d’emploi, ainsi que l’assurance des accidents du travail.
La nouveauté étant que la durée de l’emploi est devenue de 9 mois. Le tout en faisant bénéficier les migrants dans une situation légale, voire en ciblant plus de non-porteurs de diplômes. La deuxième convention étant paraphée par les mêmes signataires ; elle concerne le manuel des procédures. Ce manuel fixe les procédures d’allocation des primes pour appuyer l’intégration durable et les chantiers provisoires à caractère prioritaire, notamment en couvrant le niveau national.
Quant à la troisième convention, elle consiste en un contrat programme signé par les deux ministères et l’Anapec pour fixer la gestion de chantiers d’intégration durable et provisoires au niveau national. La quatrième convention étant une annexe à celle portant sur « Taehil » (la formation qualifiante) signée par les deux ministères pour en faire bénéficier les non-porteurs de diplômes.

C’est le titre de la boite
Eclairages de la directrice du programme
Détails : A travers le premier levier, le programme souhaite, d’après Mme Mortaji, «assurer l’intégration des personnes difficilement insérables au niveau du marché de travail ». Pour le deuxième levier, il s’agit, d’après elle, de procéder, pour la petite entreprise, à travers l’appui à «l’accès aux compétences et la prise en charge d’une prime qui équivaut à 1.500 DH par mois que l’Etat s’engage à offrir aux petites entreprises ». « En contrepartie, l’entreprise doit pourvoir un poste pour la personne ciblée ». A propos des chantiers provisoires, elle révèle : «Nous sommes sur des chantiers provisoires de 4 à 6 mois. La personne ciblée profite d’un salaire minimum équivalent au SMIG, d’une formation et d’une couverture des charges sociales ». La nouveauté étant d’intégrer des chantiers prioritaires au niveau national.

Verbatim 

Younes Sekkouri

«Le plus important c’est que les personnes qui ont perçu leurs salaires dans le cadre d’Awrach, c’était à temps. Si ce n’était pas le cas, nous aurions eu de grands problèmes et le programme n’aurait pas eu de crédibilité».

 

 

Fouzi Lekjaa

«En signant aujourd’hui ces 4 conventions, le vrai lancement du programme Awrach 2 est donné après les résultats importants réalisés en 1ère année de ce programme. Awrach se veut d’alléger les répercussions de la crise».

 

 

Hassan Boubrik, DG de la CNSS

«Cette signature de conventions concernant Awrach donne le lancement effectif de la deuxième édition du programme. La CNSS adhère grandement au succès de ce chantier dont la première édition est réussie».

 

 

 

Noureddine Benkhalil, DG de l’Anapec

« C’est le lancement officiel d’Awrach 2 de par ces signatures. Cette édition se distingue par les chantiers d’appui à l’intégration durable et la gestion par l’Anapec. Cette gestion est orientée vers la TPE ».

 

Lire votre journal

EDITO

Couverture

Nos suppléments spéciaux