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Ce qui attend Fathallah Oualalou

Le ministère des Finances n’aura pas la tâche facile pour confectionner le budget 2005. Fathallah Oualalou devra déployer tout son talent d’équilibriste pour faire face à des équations, sommes toutes périlleuses.
D’abord, celle du brent. L’année dernière, les calculs étaient basés sur des prévisions d’un baril moyen à 25 dollars. Cette année, avec un baril au-dessus de 40 dollars, la marge de manoeuvre des Finances s’en trouve encore plus réduite. Le prix du baril évoluera au-dessus des 30 dollars.
C’est dire que le pari d’un déficit budgétaire réduit, option si cher à Oualalou, est loin d’être gagné. D’autant que, dans un autre registre, les coupes promues sur les dépenses de fonctionnement de l’Etat, dépenses quasi incompressibles, tardent à venir. L’Etat veillera à maintenir le niveau des dépenses d’investissements à son niveau actuel (19 milliards de DH), pari qui là non plus n’est pas gagné d’avance, avertit un analyste.
Sur le plan intérieur, les reports de certaines opérations de privatisations (cas de Maroc Telecom) programmées en 2004, constitueront certainement une bouffée d’oxygène, mais encore faut-il que ces opérations aboutissent. Encore faut-il que les entreprises mises en vente rapportent gros. En 2004, les recettes de privatisations, estimées à 14,5 milliards de dirhams n’ont pas été atteintes. Pour 2005, les prévisions sur ce poste sont revues nettement à la baisse. Seulement 8,5 milliards de dirhams pour un bloc de 15 entreprises ! Prévisions qui, si elles se réalisaient, aideront à palier les milliards qui manquent à l’appel du fait des nombreux démantèlements des barrières douanières.
Par ailleurs, si le climat social est relativement détendu, le code du travail est adopté (même si tous les textes d’application ne sont pas encore tombés), sur le front patronal, les grincements de dents sont encore nombreux. Entérinera-t-on enfin les baisses prévues sur l’IGR? Y aura-il des mesures franches vis-à-vis de certains secteurs stratégiques pour l’économie marocaine? Bref, les réunions sectorielles promettent d’être chaudes.

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