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Des explosifs saisis au quartier Attacharouk

Quelque 67 kilos de produits explosifs ont été découverts, mardi matin, dans une maison au quartier Attacharouk, préfecture Hay Mohammadi-Aïn Sebaâ, a-t-on appris de sources policières. D’autres sources ont avancé la quantité de 36 kilos et de deux tonnes. Les produits ont été transportés au siège de la préfecture de police de Casablanca, sans que l’on connaisse leur composition.
Au boulevard Zerktouni, les portes de la préfecture de police étaient fermées. Personne ne pouvait y accéder, ni les journalistes, ni les autres citoyens. Des policiers en tenue leur interdisaient de s’approcher des portes, expliquant qu’ils avaient des instructions faisant état d’éloigner les badauds, les journalistes et tous les autres citoyens, et de les empêcher d’emprunter le trottoir. Exception a été faite pour une équipe de la deuxième chaîne nationale, 2M. Ce qui n’a pas empêché les informations de circuler. On a commencé à parler de 76 sachets en plastique noir, renfermant chacun entre 7 et 12 bouteilles contenant des produits chimiques servant à la fabrication d’explosifs. «Certes nous avons saisi un “noyau“ soupçonné d’être explosif et des produits chimiques renfermés dans des bouteilles…Un échantillon a été prélevé et remis au laboratoire scientifique de la police qui se charge maintenant de définir sa composition…», a affirmé un haut responsable de la police à «ALM». Ce dernier a précisé que les rumeurs vont bon train depuis les cinq attentats-suicide qui ont frappé la capitale économique.  Ces produits ont été transportés à bord d’un fourgon de police jusqu’à la préfecture sans la moindre précaution. «Ils l’ont saisi lors de la perquisition effectuée dans la maison de l’un des kamikazes. Mais ils ne savaient pas qu’il s’agissait de produits explosifs», explique une source proche de la police. Ce n’est qu’une fois à l’intérieur du siège de la préfecture de police située au boulevard Zerktouni que des experts marocains et étrangers ont remarqué que les produits saisis risquaient d’exploser. Panique totale. D’autres experts ont été alertés, ainsi que les éléments de la protection civile qui se sont dépêchés sur les lieux avec une citerne-ravitailleur d’eau et deux camions de la commune urbaine transportant du sables et de bennes à ordures. Tout le siège a été encerclé et personne n’a su ce qui se passait à l’intérieur. Mais des sources concordantes ont expliqué que la situation a été sauvée en neutralisant ces produits chimiques avant de les mettre dans les grandes poubelles remplies de sable et de les transporter sous haute surveillance vers Médiouna, dans des locaux de la gendarmerie Royale en attendant les résultats des analyses.

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