La conférence de presse organisée par Maroc Télécom, a coïncidé avec le 1er anniversaire de l’offre de Vivendi-Universal (VU), n’a pas manqué de relever le président du directoire, M. Abdeslam Ahizoune. Cette manifestation vient suite à la tenue de la réunion du directoire de l’établissement. Ce fut l’occasion pour les dirigeants de dresser un topo sur l’état des lieux. Selon les données officielles transmises par le président, le chiffre d’affaires de Maroc Telecom est estimé à 14 milliards de DHS pour l’année 2001, soit une augmentation de 17%. Ce résultat est alimenté par les 5 millions d’abonnés recensés, dont 1,2 million pour le fixe, 30 000 pour l’internet et 3,7 millions pour le mobile. « Le mobile a été tiré par le haut grâce aux campagnes de communication intense et la formule du prépayé », comme le souligne M. Ahizoune. En revanche, le fixe n’a pas bénéficié de ce moyen. Pour le nivelé par le haut, la seule formule réside dans la réduction des frais d’abonnement. Toutefois, à ce niveau une question subsiste. Le coût devrait nécessairement être supporté par une partie. Aujourd’hui, le client et Maroc Telecom se répartissent cette charge. Par ailleurs, le principal intervenant a souligné que le fixe a souffert du désabonnement au profit du mobile, d’où les résultats enregistrés. Par ailleurs, les efforts entrepris en matière de couverture ont amplifié l’écart entre les deux services. Actuellement, Maroc Telecom affiche une couverture de 95% de la population, avec 2500 stations de base, ajouté à cela un système entièrement numérisé. Au niveau de la structure, la réorganisation s’articule autour de 4 principaux pôles. Il semblerait que cette stratégie a été adoptée dans une optique de filialisation des départements essentiels. Ainsi, le pôle « ressources et développement » s’active en matière de promotion visant le grand public, les entreprises et l’internet. Et à moyen terme, il lui incombe de préparer la libéralisation du téléphone fixe. La branche du mobile est également concentrée au sein de la même entité. La fiabilité du réseau, le développement de projets de recherche, entre autres, revient au pôle « infrastructures ». Et enfin, une cellule est destinée au sein de la « direction centrale des relations extérieures et de la réglementation », veille aux contraintes légales de concurrence. Relativement à la réglementation, le président, revendique son droit à la participation concertée. Et il ne statut pas sur le bras de fer opposant l’Agence Nationale de Régulation des télécommunications au gouvernement. Au terme de la réunion du directoire, c’est une enveloppe de 11,5 milliards de DHS, qui fera l’objet de réalisation entre 2001 et 2005. Un premier budget de 5,5 milliards de DHS sera consacré au réseau fixe et internet.Il répondra aux besoins de la mise à niveau, du développement des plates-formes haut débit pour l’accès à Internet et de nouveaux services. Le deuxième s’élevant à 4,5 milliards de DHS, est destiné au mobile, pour un renforcement des capacités et une extension de la couverture. Et enfin,1,5 milliard de DHS financeront les réalisations en matière d’aménagement du territoire. Ces mesures s’imposent au regard de la concurrence à venir.