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Éditorial : Extrémisme

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La vigilance des services de sécurité a encore une fois permis d’empêcher des terroristes de passer à l’action. Une enquête déclenchée suite à l’arrestation en Algérie de quatre membres d’un réseau takfiriste qui s’étaient infiltrés dans ce pays pour y rencontrer des dirigeants du Groupe salafiste algérien pour la prédication et le combat (GSPC) a abouti au démantèlement d’une cellule terroriste composée essentiellement de jeunes lycéens.
Ces derniers s’étaient constitués en communauté dirigée par un individu auquel ils ont juré loyauté et obéissance totales. Ne reconnaissant pas l’autorité de l’Etat, ils considèrent que les fonctionnaires de l’Administration publique sont des ennemis de Dieu puisqu’ils servent, selon eux, les intérêts du “Taghout” (le démon) et estiment que toutes les lois humaines sont interdites par la Chariâ.
Pour eux donc, il est de leur devoir de combattre l’Etat et de lutter par tous les moyens pour que la société soit conforme à ce qu’ils considèrent comme les vrais préceptes de l’Islam. Ce mode de pensée qu’ils ont par ailleurs reconnu lors des interrogatoires menés par la police judiciaire montre, sans aucun doute, qu’il s’agit d’un groupe faisant partie de la nébuleuse dite "Attakfir Wal Hijra". Une idéologie intégriste qui a été à l’origine de la création de la plupart des groupes terroristes islamistes à travers le monde.
Cela dit, l’opération policière qui a permis leur arrestation et le démantèlement de leur cellule a certainement évité le pire.
Toutefois, il semble que l’action menée par les services de sécurité ne plaît pas à certains mouvements islamistes qui se disent modérés et qui ne cessent de clamer haut et fort qu’ils s’opposent à la violence et qu’ils condamnent l’idéologie takfiriste.
Ainsi, dès que l’information faisant état de l’arrestation des membres de la cellule dite de Salé a été rendue publique, le quotidien arabophone du Mouvement unicité et réforme (MUR) et porte-parole du Parti de la Justice et du Développement (PJD) s’est empressé de prétendre que les membres de ladite cellule auraient été "enlevés" par les services de sécurité.
Or, l’information a été rendue publique grâce à un communiqué du procureur du Roi et qui précise que toute l’opération a été menée par les services de police sous la supervision du parquet.
Ce genre de comportement dont l’objectif est de jeter le doute sur l’action des services de sécurité à l’occasion de toute opération antiterroriste constitue une violation flagrante de la loi. Se permettre d’accuser la police de kidnapping est un acte délictuel qui tombe sous le coup de la loi.
Ainsi, ceux qui s’amusent à porter des accusations malveillantes à l’égard de la justice et des services de sécurité du pays doivent mettre un terme à ce genre de comportement aux objectifs douteux ou cesser leur mascarade en reconnaissant leur éventuelle sympathie pour les extrémistes arrêtés.

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