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Éditorial : Irrationalité de tout bord

L’affaire préfabriquée du Sahara marocain a été tellement truffée de violations et d’irrégularités que tout est devenu irrationnel dans la gestion de ce problème. Depuis sa création par une Algérie hostile, ce conflit est passé de la dérision au drame à travers le parrainage de l’OUA d’une république fantoche et la guerre qui nous a été imposée par la junte algérienne. Tout est irrationnel, depuis les multiples plans de règlement proposés et, une fois imposé, par l’ONU jusqu’à l’absence de communication de la diplomatie marocaine. Ce qui est encore plus curieux, c’est que la presse marocaine est la dernière à connaître le peu d’informations qui filtrent sur ce sujet. Il existe même des ministres qui n’apprennent l’avancement de ce dossier que par le truchement des agences de presse étrangères. Comme s’il s’agissait d’un secret d’Etat alors qu’il est question d’une cause nationale engageant notre intégrité territoriale et par ricochet l’avenir de tout le peuple marocain. Tel un virus , l’irrationalité qui poursuit nos provinces du Sud, est venue contaminer la presse nationale. Et c’est ainsi que parmi nous, journalistes, personne n’a jamais soulevé cette contradiction dans le traitement par le Conseil de sécurité des plans de règlement à la Baker. Pourtant entre l’accord-cadre et le plan Baker II , le secrétaire général de l’Onu et son représentant personnel, ont eu des approches tout à fait antinomiques. Quand l’Algérie et le polisario ont rejeté l’accord-cadre, il n’y a pas de tollé général et personne n’a osé imposer ce règlement aux deux antagonistes. Mais quand le Maroc a refusé de cautionner le deuxième plan Baker, une résolution était toute faite pour le forcer à accepter cette solution au détriment des règlements mêmes de l’ONU. Un grave revirement qui dénote d’une partialité criante de certains membres du Conseil de sécurité et surtout de celle de Koffi Anan et de James Baker. Certes, après une pression tous azimuts du Maroc soutenu par la France, cette résolution a été finalement retirée. Un retrait qui ne signifie pas l’annulation mais reste suspendu à une prorogation de trois mois de la MINURSO conditionné par une obligation de réflexion de la partie marocaine. C’est dire que le danger d’une solution imposée n’est aucunement dissipé à l’approche de la réunion du Conseil de sécurité qui doit se tenir avant la fin du mois courant. La diplomatie secrète a certes ses avantages, mais il faut mobiliser toutes les composantes de la société marocaine face à la haine viscérale de nos voisins. Comme à l’approche de chaque échéance, le président Bouteflika et ses sbires de la presse affidée montent au créneau pour semer la zizanie. C’est ainsi que l’Oujdi qui a tout renié, a visité Tindouf comme par hasard le 11 janvier, date anniversaire du Manifeste de l’indépendance. Le « Quotidien d’Oran » répercute l’information et la « coïncidence » avec une analyse perfide qui dit que le président envoie un message clair au Roi Mohammed VI. La folie n’a pas de limite.

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