Ali Lmrabet ne sait plus où il habite. Complètement perdu au point de susciter la pitié. C’est le sort en général de ceux qui versent dans la provocation et la supercherie, se croyant capable de faire chanter et rouler tout un pays. En se prenant pour un grand journaliste-enquêteur dans les camps de Tindouf et intervieweur de leur chef soumis à ses mentors algériens, il ne trompe que lui-même. Le personnage est parti spécialement là-bas pour rencontrer le grand scoop offert sur un plateau : les populations marocaines qu’on dit séquestrées ne le sont pas vraiment et ne veulent pas revenir dans leur pays. Ces balivernes, thèse officielle de la bande à Abdelaziz, il les a publiées dans le quotidien espagnol El Mundo (connu pour son anti-marocanisme primaire), les présentant comme le fruit d’investigations sur le terrain. Voire…
De tels propos ont suscité évidemment la colère de la société civile du Sahara marocain qui a récemment organisé une grande manifestation à Rabat. Inquiet par la force de cette mobilisation sans précédent, Lmrabet s’en est remis à une autre instance qui ne porte pas non plus le Maroc dans son coeur, Reporters Sans Frontières (RSF) de Robert Ménard, qui s’est fendu d’un communiqué en date du 4 février dans lequel elle affirme sans ciller que “ toute personne devrait être libre d’exprimer son point de vue sans craindre d’être qualifiée de traître“. Or, quand on s’acoquine avec l’ennemi en lui donnant la parole et en relayant sa propagande et ses mensonges, partout dans le monde, cela porte un nom : la trahison.
“Je suis pour le référendum d’autodétermination, pour le Plan Baker et, par principe, pour le droit inaliénable des peuples à disposer d’eux-mêmes“, c’est la déclaration de M. Lmrabet à RSF. On dirait le ministre des Affaires étrangères algérien qui parle ! De quel journalisme se réclame celui qui épouse à ce point les thèses de l’ennemi ? De quel amour pour son pays peut-il se prévaloir? Ou Ali Lmrabet est une personne inconsciente, manipulable à merci ou elle prend les autres pour des imbéciles. Dans les deux cas de figure, c’est grave. Il a intérêt à se ressaisir. Et vite.
Après sa forfaiture, le mis en cause dit craindre pour son intégrité physique. S’il croyait que les gens au Maroc vont l’accueillir après ce qu’il a écrit avec un bouquet de fleurs et des petits pains, c’est qu’il est complètement naïf.
En fait, les traîtres ont toujours eu le sentiment d’être menacés car ils sont conscients de la gravité de leurs actes. Sur l’affaire du Sahara marocain, il n’y a aucune négociation possible. Les Marocains sont attachés à l’intégrité territoriale de leur pays et n’importe quel citoyen est prêt à la défendre à sa manière. Une chose est sûre : les traîtres ne passeront pas, qu’ils soient à l’intérieur ou à l’extérieur du pays.









