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Éditorial : Rigueur

Depuis son intronisation en juillet 1999 , S.M le Roi Mohammed VI a lancé beaucoup de projets dans différents domaines, notamment dans celui de l’Habitat érigé en priorité nationale. Ici, le travail à consentir est énorme, compte tenu du déficit enregistré au fil des années.
Or, la nouveauté, c’est que le Maroc dispose pour la première fois de son histoire  d’un bilan chiffré en matière de chantiers d’habitat,  lancés par S.M le Roi Mohammed VI pendant  six ans de règne. Cette initiative louable, on la doit au département de tutelle qui a confié à un bureau d’étude externe le soin de procéder à un état des lieux complet  des projets mis en route dans les différentes régions du Royaume.
Une telle enquête de terrain  offre l’avantage de pouvoir connaître avec précision l’état d’avancement de chaque réalisation accompagnée d’une fiche détaillée sur les études, les travaux et la commercialisation. Il s’agissait de savoir in fine si les délais d’exécution sont respectés.   L’objectif ici n’est pas de présenter ou d’inventer  des résultats absolument brillants mais de montrer, dans un souci de transparence, la situation réelle des constructions, telle qu’elle évolue avec ses lenteurs et ses problèmes. C’est ainsi qu’on apprend que sur les 195 chantiers inaugurés par le Souverain depuis 1999, 23% connaissent un retard dans l’exécution. Il s’agit moins  de dire si ce taux est important, faible ou acceptable que de savoir où en sont les choses.   
Diagnostic sans fard qui permet aussi d’avoir un tableau de bord clair de ce qui a été réalisé, ce qui est en cours de l’être et de ce qui accuse un blocage.  C’est cette démarche novatrice qu’il convient de saluer en ce sens qu’elle institue pour la première fois un suivi rigoureux des actions royales dans le domaine du logement. Une démarche de transparence qui rompt avec les méthodes du passé : le Souverain donnait le coup d’envoi à de nombreux chantiers de développement. Mais passé ce moment fort et euphorique, personne pour se donner la peine de suivre leur état d’avancement ou même se préoccuper s’ils voient réellement le jour.
Or, dans un pays où beaucoup de programmes d’infrastructures sont ouverts ici et là , la moindre des choses, c’est de rendre compte de manière circonstanciée et objective de la situation de chaque projet. 
Autres temps, autre pratiques. Le département de Taoufik Hejira, qui veut désormais  accompagner autrement  le secteur de l’habitat, est conscient de la tâche qui est la sienne.
La démocratie ne saurait s’accommoder de réflexes du passé. Le ministère concerné  l’a compris, qui a inauguré cette tradition dénotant une volonté certaine  de communication et de transparence. Aux autres départements de faire de même pour construire ensemble l’avenir avec  une nouvelle manière de travailler et d’agir en phase avec les aspirations du Maroc nouveau. 

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