Les élections communales approchent, sans qu’aucune date ne soit encore précisée. Mais d’ores et déjà, le ministre de l’intérieur, Mohand Laenser, a démenti, lundi, les rumeurs selon lesquelles le gouvernement a l’intention de reporter les prochaines échéances électorales. Répondant à une question orale du Parti de la justice et du développement à la Chambre des représentants, relative aux «préparatifs juridiques et institutionnels en vue des prochaines échéances électorales», le ministre a indiqué que plusieurs consultations seront menées prochainement pour bien préparer ces échéances. Les dispositions de la nouvelle Constitution, notamment celles relatives à la régionalisation et la régionalisation élargie, nécessitent, au préalable, l’ouverture de consultations à grande échelle, a relevé M. Laenser. L’organisation des 9 prochaines échéances électorales nécessite la promulgation de 30 décrets et décisions et de 3 lois organiques, ainsi que l’adoption d’un nouveau découpage régional, a-t-il précisé. Du côté des partis, l’heure est à la restructuration pour les élections communales. Ainsi chez le Mouvement populaire, des bureaux régionaux du parti (Boujdour, Laâyoune, El Jadida, Marrakech) ont tenu des rencontres de communication avec la direction du parti sur des sujets ayant trait au découpage et au code électoraux, a indiqué à ALM Saïd Ameskane, secrétaire général du parti. Pour ce qui est de l’Istiqlal, c’est le congrès avant tout. «Si le parti sort renforcé à l’issue du 19ème congrès, renvoyant une nouvelle image du parti, nous aurons des résultats très probants», a indiqué à ALM un membre du comité exécutif. Et d’ajouter : «Nos organes et instances fonctionnent normalement, notre parti est doté d’une machine électorale rodée qui, malgré ses rouilles et son bruit, fait ses preuves depuis 70 ans. Ainsi nous n’attendons que l’annonce de la date des élections pour lancer la machine». Chez l’USFP, «l’organisation des élections communales de 2012 a fait l’objet d’un rapport lors de la récente réunion du conseil national. Ce rapport propose une plate-forme pour l’élaboration d’une stratégie électorale susceptible de regagner les zones d’influence du parti dans les grandes villes, le recrutement d’une nouvelle élite selon les critères de compétence et de popularité et la création d’un comité national des élections et de comités locaux pour la mise en œuvre du programme d’action national, mais aussi de programmes spécifiques pour chaque commune». Mais chez le PJD, ces élections communales semblent revêtir une importance particulière étant donné qu’il est le parti qui préside la coalition gouvernementale. «Les élections communales constituent pour nous une occasion pour la mise en œuvre de notre programme à une échelle locale et compléter l’action gouvernementale», a indique à ALM Abdelhak El Arabi, président de comité central des élections du PJD. Et de poursuivre que «le fait d’avoir la décision dans un nombre important de communes soulagera le gouvernement a atténuera la pression qui pèse sur lui». Selon M. El Arabi, le comité central des élections du PJD a mis en place une commission ad hoc en charge de l’élaboration de textes juridiques à proposer lors des consultations avec le gouvernement et les partis.








