ALM : Qu’est-ce qui motive le passage de l’USFP à l’opposition ?
Fathallah Oualalou : Le choix de l’USFP pour l’opposition consacre une nouvelle alternance. L’USFP est le parti de l’alternance, le produit de l’alternance. Dans ce sens, il a joué un rôle important en 1998 grâce auquel le Maroc a beaucoup avancé en matière de réformes. Aujourd’hui, il y a de nouvelles conditions, et il nous faut aussi tenir compte des résultats du scrutin. Donc le choix pour l’opposition s’impose à nous. Ce sera une occasion pour le parti de revenir sur soi, de renouer avec son identité et de rester lié à son contenu démocratique, socialiste et moderniste. A partir de là, le passage de l’USFP à l’opposition est une bonne chose pour la démocratie dans notre pays. C’est aussi une bonne chose pour l’USFP. Il est aujourd’hui important pour le parti de revenir à ses racines et de regrouper ses rangs.
Quel sera le sort de la Koutla désormais?
Historiquement la Koutla a été une sorte d’entente pour faire avancer les réformes. Cela a été le cas depuis les années 90. La Koutla n’a jamais été essentiellement une alliance liée à la participation au gouvernement.
Dans un contexte délicat où l’expérience du nouveau gouvernement doit réussir pour l’intérêt commun, la position de l’USFP ne déstabilisera-t-elle pas le PJD ?
Notre passage à l’opposition n’est pas orienté contre le PJD, mais sert l’intérêt du pays puis celui de notre parti. Dans ce sens où il est important de mettre en relief les identités pour moins de confusion dans le débat politique. Notre position est essentiellement motivée par l’existence d’une nouvelle Constitution avancée dans le sens de la démocratisation du pays. Ainsi il est important de respecter les règles de la démocratie et les résultats des urnes. Aussi notre positionnement clarifie le paysage politique, le rend plus transparent et tangible pour l’opinion publique.
Allez-vous coordonner votre action politique avec les autres composantes de l’opposition, notamment issues du G8 ?
L’USFP est surtout un parti d’opposition. Aujourd’hui, c’est l’occasion pour lui de mettre en place une opposition ittihadie avec tout ce que ce mot comporte en termes de références et de défense des valeurs démocratiques, socialistes et modernistes.









