Ces dernières années, la scène artistique et culturelle nationale connaît un foisonnement de festivals dont les organisateurs, pour la plupart d’entre eux, ont choisi la période estivale pour lancer ces événements. Toutes les villes du Royaume s’y sont mises.
Le succès était plus ou moins au rendez-vous. Pour le Festival Timitar qui a élu domicile à Agadir en début du mois de juillet dernier, ils étaient plusieurs dizaines de milliers de gens à se retrouver chaque soir, dans les différentes places publiques de la capitale du Souss, pour suivre les concerts.
Les retombées commerciales ne pourraient qu’être importantes pour une ville à la grande vocation touristique. Quelques semaines plus tôt, des centaines de milliers de personnes se sont rendues à Essaouira, cité des alizés, dont la notoriété du Festival des musiques du monde, a dépassé les frontières du Royaume. Les échos de ce festival, dont les mâalems gnaouis ont été les premières vedettes, avant que le concept ne soit élargi, parviennent d’Europe, d’Amérique et même d’Asie.
Une renommée qui a eu de très bonnes conséquences sur l’activité économique de la cité. «Il y a quelques années, il n’y avait rien à Essaouira. Aujourd’hui, environ une soixantaine d’établissements ont été ouverts, le festival donne de l’attrait à la ville et au Maroc », estime, non sans fierté, une Souirie.
C’est que de nombreuses familles réussissent à gagner durant les trois jours de cette manifestation, ce qui suffit à couvrir leurs dépenses pendant plusieurs mois.
Une dynamique qui bénéficie aussi bien aux petits commerces que les grands groupes hôteliers et touristiques. Même les particuliers, très heureux de louer leurs maisons, y trouvent leur compte. En outre, l’impact de ce type de manifestations n’est pas seulement direct.
L’effet d’entraînement ne se limite pas seulement à l’hôtellerie, mais aussi, ce qui est évident, aux secteurs de l’artisanat et du commerce. Ces nombreux festivals qui animent la vie culturelle et artistique estivale au Maroc revêtent également un autre aspect. Celui de véhiculer une image de tolérance et de modernité, et ce à travers la large médiatisation dont bénéficient certains événements.
La retransmission dans de grandes chaînes internationales, notamment françaises et espagnoles, ainsi que l’audience auprès des magazines et journaux à grands tirages contribuent à la promotion de l’image du Maroc.









