ALM : Une femme à la présidence de la CGEM, quel commentaire faites-vous de cette nomination ?
Jamal Belahrach : Nous ne pouvons que saluer la présidence de Mme Bensalah. C’est une grande avancée dans le monde du patronat notamment au niveau managérial. De même c’est un message fort qui s’inscrit parfaitement dans le cadre du changement que connaît le pays tant bien sur le plan politique, économique et social. La présence de Mme Bensalah à la tête de la Confédération insufflera une dynamique complémentaire à celle introduite par son prédécesseur. Il est utile de préciser que le patronat marocain a changé. Il est de plus en plus confiant et exigeant, et demande que son rôle de vecteur de croissance et richesse soit amplement respecté.
Quel bilan faites-vous du mandat Horani ?
Le bilan Horani est très favorable. Un ensemble de chantiers a vue le jour notamment le dialogue social que je considère comme une étape historique. C’est pour la première fois que le patronat émet ses propositions sur la grève et travaille en concertation avec le corps syndical pour aboutir à une paix sociale. On peut dire que Horani sort par la grande porte avec des réalisations importantes dont la continuité est tributaire du plan d’action et de l’organisation de la nouvelle présidence.
Quels seront les enjeux à relever en perspective ?
Compte tenu de la conjoncture nationale et internationale, les enjeux se veulent complexes. La compétitivité du tissu industriel se place parmi les défis primaires à relever et ce pour assurer plus de croissance et de rentabilité. Je citerai également une triade à prendre en considération. Il s’agit du coût du travail, le capital humain et la paix social qui sont la clé de la réussite et de la pérennité d’une économie stable.









