Couverture

La boîte de Pandore

L’intervention des agences d’intermédiation dans le recrutement dans l’affaire des 30000 emplois s’est réalisée par le biais de Réda Ramy, directeur général du cabinet Initiative Groupe, lui aussi opérant dans le recrutement. C’est lors de sa rencontre avec le directeur commercial d’Al Najat, M. Salim, que Réda Ramy a été sollicité pour prendre contact avec les boîtes opérant dans le secteur. Une fois la proposition présentée aux entreprises sélectionnées, les intéressés ont abouti à un certain constat. Les discussions avec les agences privées ont conclu à l’impossibilité d’assurer directement l’ensemble de l’opération, avec les risques que cela comporte. Aussi, même si les opérateurs privés disposent de banques de données étoffées, l’opération devait se dérouler sous la coupole de l’Agence Nationale de la Promotion de l’Emploi et des Compétences (ANPEC). La répartition des 30000 éventuels emplois a reposé sur la capacité de gestion des candidats. Ainsi, RMO a bénéficié d’un porte-feuille de 7000 candidats, 3000 candidats devaient être recrutés pour Général Intérim, Select Team et Egida se sont vu attribuer chacun 2000 candidats.
Les contrats qui mettent en relation les agences privées et la société émiratie Al Najat reposent sur la livraison des « quotas humains » à l’ANAPEC. Une fois l’ensemble des dossiers parvenus entre les mains d’Al Najat, la rémunération des cabinets de recrutement s’effectuera. Alors, faites vos comptes. De sources très proches du dossier, les négociations entre Al Najat et les cabinets de recrutement ont fixé à 100 Dollars par personne recrutée (près de 1000 DH).
Il faut dire qu’il s’agit de sociétés qui opèrent dans un domaine dont la réglementation reste précaire, quand c’est la boîte de Pandore qu’on croit avoir découvert. Il n’y a pas à hésiter. D’autant plus que c’est un organisme public, en l’occurrence l’ANAPEC, qui désire en tirer de la notoriété. Il y a certainement maldonne.