Maintenant que les composantes du prochain gouvernement sont connues, l’étape est à la course aux postes ministériels. Le PJD qui présidera ce gouvernement a déjà exprimé son souhait de former un gouvernement restreint. «Le nombre de ministres composant le prochain gouvernement devrait se situer entre 25 et 30», a indiqué à ALM Lahcen Daoudi, membre du bureau politique du PJD. Mais la part de chaque parti reste à définir. Toujours au PJD, Aziz Rebah a indiqué que son parti entend assumer 17 postes ministériels. Ailleurs, bien qu’ils ont accepté le principe de participer au gouvernement, des partis imposent d’ores et déjà leurs conditions. «On aimerait avoir droit à une part parmi les 14 postes ministériels les plus cruciaux, notamment les ministères de l’intérieur, l’extérieur, la modernisation des secteurs, la communication et la culture , l’agriculture, l’équipement et le transport, l’industrie et le commerce, la jeunesse et les sports, développement social…», a indiqué à ALM Abdelkader Elkihel, secrétaire de la jeunesse istiqlalienne. Ce dernier est aussi l’un des membres du parti les plus pressentis ministrables et ce dans un contexte où le chef de gouvernement a formulé le souhait qu’il ait du sang neuf au gouvernement et de nouvelles figures qui bénéficient de popularité. Et les candidats se bousculent pour faire partie de ce gouvernement. Ne serais-ce qu’ au PI, Abbas El Fassi, SG du parti, a reçu une centaine de demandes de candidature aux postes ministériels.
Selon M. Elkihel, outre quelle soit conditionnée par l’élaboration d’un programme commun consenti par l’ensemble des partis de la coalition gouvernementale, «la participation de l’istiqlal au gouvernement doit être à la hauteur de notre expérience au sein du gouvernement et du poids de notre parti». Par ailleurs selon Moubdi, membre du bureau politique du Mouvement populaire, l’organigramme du gouvernement sera composé de trois strates. Une première strate sera consacrée au ministère de souveraineté notamment l’intérieur, l’extérieur, les habous et affaires islamiques et la défense. Une deuxième strate dédiée aux secteurs productifs (économie et finances, industrie, équipement…) Et une troisième strate comprenant des secteurs sociaux tels l’emploi, la santé, l’enseignement, etc. L’idée est que chaque parti reçoive une part de chaque strate selon son poids, le nombre de ses députés et ses affinités, a indiqué M. Moubdi. Selon lui, les orientations du conseil national du MP vont dans le sens des secteurs qui pourront répondre aux doléances des citoyens et répondre à la vision du programme et projet de société du parti. «Nous souhaitons avoir droit à des secteurs qui se rapportent à l’équipement, à l’investissement, à l’artisanat, la santé, l’emploi, l’agriculture… », a indiqué M.Moubdi. et de conclure : «Nous partageons le souci de nos partenaires de la coalition gouvernementale qui pourraient eux aussi convoiter les mêmes postes mais sans être moins combatifs».









