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La «Duplicité» des travaillistes

Les travaillistes israéliens donnent l’image d’un parti qui voudrait freiner Ariel Sharon dans la bataille frontale qu’il a engagée contre l’Autorité palestinienne. Mais leurs divisions et ambiguïtés ôtent beaucoup de force à leur action et donnent, du même coup, une allure de duplicité à leur action. C’est cet aspect-là des choses qui leur a valu plusieurs volées de bois verts dans différentes instances et –surtout – une chute spectaculaire du capital sympathie qu’ils ont pu avoir jusqu’alors au sein même du monde arabe. Cela, même si le groupe parlementaire travailliste comprend un grand nombre d’opposants à la participation au gouvernement.
En décembre dernier, Shimon Peres, le ministre israélien des Affaires étrangères et l’un des principaux dirigeants travaillistes, avait dénoncé dans un communiqué «une tentative de provoquer l’effondrement de l’Autorité palestinienne ». «Je sais qu’il y a de nombreux membres de mon parti qui pensent que le temps est venu pour quitter le gouvernement, mais il est difficile de dire de quelle côté penche la majorité», avait-il affirmé, il y a quelques mois, lors d’une conférence de presse donnée en marge d’une conférence ministérielle de l’OSCE à Bucarest. M. Peres avait alors annoncé qu’il déciderait, à son retour en Israël, s’il démissionnerait ou non du gouvernement d’Ariel Sharon après avoir consulté les dirigeants du parti. Les ministres travaillistes avaient manifesté leur désaccord en quittant en bloc la réunion du gouvernement, juste avant sa décision d’assimiler l’Autorité palestinienne à une «entité soutenant le terrorisme et à la traiter en conséquence».
Les travaillistes accusent la droite, sous la poussée de son aile la plus extrême, de profiter de la crise pour enterrer définitivement les accords d’Oslo (1993), auxquels elle a toujours été opposée. Soit. Mais ils n’ont pas mis leur veto à l’agression militaire décidée par Ariel Sharon « en riposte aux attentats palestiniens », tout en exprimant des réserves sur telle ou telle action. «(…) Nous ne pourrons servir de caution à un gouvernement qui veut se débarrasser de l’Autorité palestinienne et créer un vide du pouvoir» avaient-ils souligné.

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