Tout porte à croire aujourd’hui que les banques nationales affichent des réserves pour suivre le signal fort lancé par les autorités monétaires afin de baisser les taux d’intérêts débiteurs. Les pratiques anciennes ont toujours la cote même si le contexte économique a évolué. Pour justifier de telles pratiques, elles mettent en avant les risques financiers. Les établissements bancaires préfèrent ne pas prendre des risques dans l’octroi des risques. Ces derniers restent l’apanage des entreprises. Ces entreprises principalement les PME-PMI trouvent ainsi du mal à financer leurs programmes de développement.
Plusieurs observateurs estiment que l’environnement financier et économique actuel permet aux banques de franchir le cap. Pourtant, les autorités monétaires se sont engagées ces dernières années dans une politique de baisse des taux de refinancement des établissements de crédits. Dans ce sens, elles ont assoupli leur réglementation prudentielle du crédit. Elles ont abandonné également tous les emplois obligatoires auxquels elles étaient assujetties dans le passé. Résultat : les établissements bancaires assurent leurs financements à des taux bas parfois ridicules. Toutefois, ils pratiquent des taux d’intérêt élevés selon les milieux d’affaires.
Pour certaines banques, il s’agit tout simplement d’un faux problème dans la mesure où les investissements productifs se font de plus en plus rares. Avec la surliquidité qui caractérise aujourd’hui le marché monétaire, plusieurs observateurs s’attendaient à ce que les banques jouent le jeu. Il n’est rien. En tout cas pas pour le moment. Certains opérateurs gardent pourtant l’espoir que les institutions bancaires revoient leurs pratiques en matière de financement des projets d’investissements.








