L’heure est à la révision du système de brevet à l’échelle nationale et de rehausser, encore une fois, le niveau de l’innovation des entreprises marocaines aux standards internationaux. Le projet d’amendement de la loi sur la propriété industrielle est officiellement introduit dans le circuit de promulgation. Ainsi, une centaine d’articles de la loi 17-97, relative à la protection de la propriété industrielle telle que modifiée et complétée par la loi 31-05, ont été revus. Le dispositif tel qu’il sera remodelé contribuera à améliorer l’environnement juridique du système national de protection de la propriété industrielle et commerciale.
Principale recommandation : la mise en place d’un dispositif de validation en conformité avec les dispositions de l’accord sur la validation des brevets européens au Maroc. A cet égard «une demande de brevet d’invention et un brevet d’invention émanant d’un organisme chargé de la propriété industrielle, d’un Etat ou d’une communauté d’Etats produisent, sur requête du demandeur, les mêmes effets et sont soumis aux mêmes conditions qu’une demande de brevet d’invention et un brevet d’invention déposé auprès de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC)». Le système de validation a pour trait également de rejeter tout brevet européen contraire aux dispositions de la législation nationale.
En vue d’améliorer le système des brevets d’invention, les amendements soulignés par l’OMPIC et le ministère de l’industrie prévoient la division de la demande de brevet. Intervenant en cas de violation du principe d’unité d’invention, «cette division peut se faire à l’initiative du déposant; ou suite à une invitation de l’OMPIC après l’établissement du rapport de recherche préliminaire sur la brevetabilité».
La contrefaçon, problématique majeure qui infecte la compétitivité du Maroc, se place au cœur des principales révisions apportées à la loi 17/97. Visant à renforcer l’application des droits de propriété industrielle, le nouveau dispositif juridique consiste à renforcer la répression en rendant le délit plus dissuasif. Pour ce faire, les peines d’emprisonnement et amendes seront allongées. De même, la disposition du projet d’amendement ouvre la possibilité au titulaire des droits «de choisir entre l’action civile ou pénale pour défendre ses droits sans aucune restriction».
Notons que le président du tribunal peut autoriser la saisie ou une autre forme de rétention des matériaux, des instruments et des éléments de preuve documentaire, sous forme d’originaux ou de copies, liés à l’atteinte. Après des années de gestation, le dispositif est finalement soumis aux membres du gouvernement pour examen. A quand une promulgation ?
d’amendement de la loi 17/97 se caractérise par de nouvelles dispositions qui favorisent la simplification relative aux titres de la propriété industrielle, notamment la formalité des dépôts des titres, l’extension du délai pour le rétablissement des droits ainsi que la procédure d’opposition. Des procédures modernes et simplifiées Vers un système de marque consolidé Les dessins et modèles industriels réformés |










