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L’aliénation médiatique

Il ne faut pas s’allier avec le diable quand tout le monde sait que le Satan se retourne toujours contre tous ceux qui le soutiennent. Dans la pratique journalistique, l’information prime, certes, mais il ne faut pas que la presse devienne le porte-parole de quelque groupuscule que ce soit.
Cette recherche de l’information sensationnelle se transforme en aliénation, voire en une certaine complicité involontaire quand des publications parrainent des mouvements extrémistes. Partout dans le monde, les médias qui corroborent les idées obscurantistes de mouvements radicales ont fini par être broyés par la machine infernale de ceux-là mêmes qu’ils défendaient.
La violence aveugle des extrémistes de tout bord, qu’elle soit idéologique, tribale, ethnique ou religieuse, ne distingue jamais ses victimes quand elle frappe. Cet aveuglement atroce ne cesse de commettre des génocides en Algérie avec la GIA, en Indonesien avec le groupe Abou Sayef , en Irlande avec l’IRA et en Sri Lanka avec les Tamoules. La société civile qui est la principale victime, comme la presse, devrait, comme le fait la population en Europe, s’armer contre le Satan obscurantiste. Ce qui n’est pas le cas au Maroc quand des groupes de voyous ont commencé à tuer des gens au nom d’un Islam qui n’existe que dans leur esprit tordu. Ceux –là mêmes qu’une certaine presse à sensation a hébergé pendant longtemps dans ses colonnes au non de la liberté d’information qui cache un esprit revanchard. Heureusement que d’autres supports ont longtemps combattu et dénoncé l’excès de médiatisation des mouvements ultra radicaux. Nos confrères «Libération» et «Al Ahdat Al Maghribia» ont traité les crimes de ceux qui se réclament de la «Salafia Jihadia» ou de «Takfir oua Hijra» avec un professionnalisme et une vigilance qui vont avec la gravité des actes. D’autres ont essayé de semer la zizanie au sein de l’opinion publique en déculpabilisant ces mouvements extrémistes. L’approche des élections législatives n’est pas étrangère à cette attitude incongrue car depuis longtemps, certains courtisent publiquement les islamistes de tous bords. Ils n’arrivent même plus à distinguer entre ceux qui adhèrent à notre système politique et ceux qui luttent contre la démocratie. Il n’y a pas de démocratie pour les non démocrates.

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