Le Maroc est déterminé à poursuivre sa coopération étroite avec l’ONU en vue de parvenir à une solution définitive à la question du Sahara dans le cadre du respect total de la souveraineté nationale. C’est ce qu’a affirmé, samedi 26 septembre, à New York, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Taïeb Fassi Fihri. Intervenant à l’occasion de la 64ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, le chef de la diplomatie marocaine a souligné que la solution définitive à ce différend régional dans le cadre de l’intégrité territoriale du Maroc est à même de garantir à la région du Sahara l’autonomie, garante du développement, de la prospérité de sa population et de la gestion démocratique de ses affaires locales.
«Le Maroc a répondu avec sérieux, responsabilité et bonne foi aux appels du Conseil de sécurité pour la recherche d’une solution politique définitive et négociée au différend régional sur le Sahara marocain, et ce, à travers la soumission de son initiative courageuse d’autonomie», a précisé M. Fassi Fihri, ajoutant que cette initiative d’autonomie a été qualifiée de sérieuse et crédible par la communauté internationale en tant que base réaliste pour parvenir à une solution définitive de ce différend artificiel.
M. Fassi Fihri a affirmé que le Maroc s’est engagé dans cette nouvelle dynamique, initiée par la proposition marocaine, et avec l’appui du Conseil de sécurité, dans le processus de négociations, tenues, sous l’égide des Nations unies.
«Le Conseil de sécurité a appelé les parties, dans ses résolutions 1813 et 1871, à faire preuve de réalisme et d’esprit de compromis pour engager des négociations sérieuses et substantielles en vue de parvenir à une solution politique, définitive et négociée, en parfaite conformité avec le principe de l’autodétermination», a rappelé le chef de la diplomatie marocaine, expliquant que le principe de l’autodétermination ne saurait être l’apanage de quiconque, ni faire l’objet d’une interprétation sélective en vue de satisfaire des desseins inavoués.
Taïeb Fassi Fihri a, par ailleurs, réitéré la profonde conviction du Royaume de la nécessité d’activer le projet maghrébin et de surmonter les entraves à sa réalisation. Le ministre a rappelé dans ce sens que SM le Roi Mohammed VI a exprimé la volonté forte et inébranlable du Maroc de contribuer de bonne foi à l’édification de l’Union du Maghreb Arabe, la redynamisation de ses structures et le renforcement des relations entre ses cinq Etats membres, particulièrement avec l’Algérie, pays frère.
M. Fassi Fihri a mis l’accent dans ce cadre sur le rôle primordial que pourrait jouer ce groupement régional dans la réalisation de la stabilité et de la sécurité, dans les espaces africain, du Moyen-Orient et de la Méditerranée. «Notre conviction de la nécessité d’activer le projet maghrébin, tel qu’exprimée par la volonté et les aspirations de ses peuples, n’a d’égale que notre volonté de surmonter les divergences qui entravent la réalisation des aspirations des peuples maghrébins et le renforcement des relations fraternelles entre ses cinq pays membres», a conclu Taeïb Fassi Fihri.n
Vers une Alliance des civilisations
Appel au respect du droit humanitaire
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Une alliance internationale pour le développement en Afrique
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Taïeb Fassi Fihri, a exprimé, samedi, le souhait de voir la prochaine session du dialogue de haut niveau sur le financement du développement, prévue en novembre prochain à New York, aboutir à «une alliance internationale pour le développement en Afrique». «Le Maroc souhaite que la 4ème session du dialogue de haut niveau sur le financement du développement, prévue à New York, en novembre 2009, aboutisse à des résultats répondant aux attentes des pays en voie de développement et donne un nouvel élan aux efforts déployés pour la réalisation des objectifs du millénaire (OMD)», a affirmé M. Fassi Fihri devant l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies.
«Nous espérons également qu’elle conduira à la mise en place d’une Alliance internationale pour le développement en Afrique, en tant que cadre pour la coordination des efforts et initiatives visant la réalisation de ces objectifs selon le calendrier arrêté», a ajouté le ministre. Dans ce sens, il a appelé les agences des Nations Unies pour le développement à «faire des objectifs du millénaire le référentiel fondamental et le cadre approprié pour leur action».









